Parkinson : la chaise vibrante de Charcot au banc d’essai

Parkinson : la chaise vibrante de Charcot au banc d’essai

20.04.2012

Des neurologues ont étudié les vertus d’un traitement imaginé par le célèbre clinicien français au 19e siècle pour soulager les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

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    Parkinson : la chaise vibrante de Charcot au banc d’essai

Jean-Martin Charcot avait mis au point une « chaise vibrante » pour soulager les symptômes de la maladie de Parkinson (MP). Des patients lui avaient signalé que certains symptômes d’inconfort et de douleur de la MP s’amendaient à l’occasion des longs trajets en calèche ou en trains. Charcot remarque des améliorations avec la chaise vibrante, mais il décède peu après. Des neurologues contemporains ont voulu savoir si les observations du grand neurologue du XIXe siècle résistent aux moyens d’étude actuels.

Christopher Goetz et coll. (Rush University) ont assis des patients souffrant de MP, qui sur une chaise vibrante, qui sur une chaise normale. On leur a fait écouter des sons relaxants. Après êtres restés assis sur la chaise vibrante à raison de trente minutes par jour pendant quatre semaines, les patients ont éprouvé une amélioration significative de leurs fonctions motrices. Les patients assis sur les mêmes chaises sans vibration ont également rapporté une amélioration, mais de moindre ampleur. Les deux groupes ont présenté une amélioration significative de la dépression de l’anxiété, de la fatigue et de la durée de sommeil nocturne. Les deux groupes ont exprimé leur satisfaction sur ce traitement.

Au total, « nos résultats confirment les observations de Charcot d’une amélioration de la symptomatologie de la maladie de Parkinson sous l’effet d’un traitement vibratoire chronique. Mais l’effet n’est pas significativement supérieur au placebo et il est à attribuer à des facteurs non spécifiques », expliquent Goetz. « Le conseil de Charcot à ses pairs a une résonance actuelle, dans le contexte des approches optionnelles pour les patients. Il n’y a pas de gain négligeable si l’on peut soulager les souffrances de la paralysis agitans. »

Journal of Parkinson’s Disease, 19 avril 2012.

 Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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