Prothèses PIP : 3 935 femmes explantées préventivement

Prothèses PIP : 3 935 femmes explantées préventivement

18.04.2012

Au 31 mars, « le principal élément est un nombre de ruptures élevé des prothèses PIP : 2 227 ruptures déclarées, soit 241 de plus qu’en février », indique l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) qui publie une mise à jour mensuelle du suivi de matériovigilance des femmes porteuses de prothèses PIP.

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    Prothèses PIP : 3 935 femmes explantées préventivement

Quelque 2 254 réactions inflammatoires sur prothèses ont été déclarées à l’agence dont 1 627 (72 %) n’étaient pas associées à des ruptures. Le repérage de ces ruptures est favorisé par la sensibilisation des professionnels de santé et des patientes à la pratique de l’échographie. Ce nombre élevé de ruptures confirme les défauts documentés des prothèses PIP d’autant qu’elles surviennent de façon anormalement précoce : pour 43 % d’entre elles, moins de 5 ans après la pose des implants PIP (et 81 % dans un délai de moins de 8 ans).

Au 31 mars 2012, 3 935 femmes ont fait l’objet d’une explantation préventive (recommandée par les pouvoirs publics en décembre), soit 904 de plus qu’à la fin février 2012. L’explantation préventive des prothèses PIP est d’autant plus recommandée que dans 19 % des cas, on retrouve un défaut de la prothèse qui n’avait pas engendré de symptôme clinique.

45 cas d’adénocarcinomes

Depuis le signalement d’un cas de lymphome anaplasique mammaire, en novembre dernier, 45 cas d’adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l’agence chez des porteuses de prothèse PIP (soit 9 cas de plus qu’à la fin février). Selon l’AFSSAPS, ces données ne remettent pas en question l’avis de l’Institut National du Cancer du 23 décembre, qui statuait que « les données disponibles aujourd’hui permettent de conclure à l’absence de sur-risque d’adénocarcinome mammaire chez les femmes porteuses d’implants en comparaison avec la population générale. Il n’existe pas de donnée à ce jour pour conclure à un sur-risque d’adénocarcinome mammaire spécifique à la prothèse PIP en comparaison aux autres implants ». De la même façon, il n’y a pas de données permettant d’apprécier un sur-risque de lymphome ou de cancer du sein chez les porteuses de prothèses PIP.

L’Agence rappelle que les fiches de déclarations destinées aux professionnels de santé et aux patientes sont téléchargeables sur son site. Le bilan est consultable sur le site de l’AFSSAPS.

STÉPHANIE HASENDAHL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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