Tarifs, exercice, protection sociale : le cahier de doléances des généralistes de l’UNOF

Tarifs, exercice, protection sociale : le cahier de doléances des généralistes de l’UNOF

05.04.2012

L’Union nationale des omnipraticiens français (UNOF-CSMF) a présenté ce jeudi un projet de revalorisation de la médecine générale qu’elle soumet au prochain président de la République.

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    Tarifs, exercice, protection sociale : le cahier de doléances des généralistes de l’UNOF

« Dix ans après le passage du C à 20 euros, nous attendons beaucoup de la prochaine législature », déclare le Dr Michel Combier, président de l’UNOF. La médecine générale a gagné en reconnaissance ces dernières années. Elle dispose depuis 2008 d’une filière universitaire et est la clef de voûte du parcours de soins. Plébiscité par les patients, l’omnipraticien rencontre toutefois des difficultés.

Son temps de travail hebdomadaire est de 57 heures mais ses revenus sont inférieurs de 30 % en moyenne à ceux d’un confrère allemand, souligne le leader syndical. Le généraliste doit faire face à la montée de la violence dans son cabinet et se trouve confronté à des difficultés de prescription du fait des déremboursements de médicaments. Surtout, la profession doit affronter la dure réalité démographique. « La moitié des généralistes a plus de 50 ans, clame le Dr Combier. Nous devons préparer les conditions pour que les jeunes nous rejoignent ».

Douze revendications

Dans un projet en 12 points, l’UNOF expose ses priorités pour le prochain quinquennat. « Il est nécessaire de revaloriser financièrement les généralistes », explique Michel Combier. La rémunération des missions de coordination, le cumul des consultations avec les actes techniques, la création d’une consultation clinique d’urgence (CU) cotée 1,5 C ou encore l’allocation de moyens aux généralistes pour employer un secrétariat font partie des pistes avancées par le syndicat pour améliorer la situation. « Il faut aider les jeunes à quitter le remplacement en encourageant plusieurs modes d’exercice lors de l’entrée dans la vie professionnelle (assistant, collaborateur libéral…) », souligne le président de l’UNOF.

Le développement des stages obligatoires en cabinet de ville, l’investissement de l’État dans le regroupement des professionnels de santé ou l’amélioration de la protection sociale des médecins de secteur I font également partie de la panoplie de mesures que le prochain chef de l’État devra mettre en œuvre pour soutenir la médecine générale, selon l’UNOF.

 CH.G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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