Agressions, insultes : l’Ordre des médecins s’alarme de la montée des incivilités

Agressions, insultes : l’Ordre des médecins s’alarme de la montée des incivilités

27.03.2012
Le Dr Michel Legmann, président du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), revient sur les résultats de l’Observatoire pour la sécurité des médecins. Il souhaite poursuivre les efforts visant à faciliter le dépôt de plaintes.
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822 déclarations d’incidents en 2011, des généralistes visés dans 60 % des cas, une augmentation significative des agressions verbales et des menaces à l’encontre des professionnels de santé… Lors de la présentation de l’Observatoire annuel pour la sécurité des médecins (voir notre diaporama), le Dr Michel Legmann, président du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), n’a pas caché son « inquiétude » au regard de ces chiffres « extrêmement alarmants », bien qu’en légère baisse (15 %) par rapport à l’an passé. « Il est intolérable que la violence conduise à l’apparition de zones de non-droit aux soins », a expliqué le médecin.

La peur des représailles

Se disant « préoccupé par la montée des incivilités et par le fléchissement du nombre de plaintes déposées », le Dr Legmann a rappelé tout le travail fourni par le CNOM lors de la mise en place du protocole national de sécurité à destination des professionnels de santé. Et a appelé à aller plus loin : « 62 départements ont déjà signé le protocole, d’autres négociations sont en cours », a-t-il précisé, avant d’ajouter vouloir « continuer cette politique d’information et de pédagogie auprès des médecins, pour qui le CNOM essaye de faciliter le plus possible les démarches de dépôt de plainte ».

Des plaintes dont le nombre régresse de 4 % par rapport à 2010, phénomène que le Dr Legmann explique par « la crainte des représailles et des médecins attendus au détour d’une rue ». « C’est arrivé à un de nos collègues de Nanterre, raconte encore le président du CNOM. Laissé pour mort, il ne s’en est sorti qu’au prix d’une année entière dans un service de réanimation ».

 ANNE BAYLE-INIGUEZ
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 2 Commentaires
 
15.10.2013 à 09h23

« L'on s'étonne du burn out des médecins notamment en banlieue, mais le comportement des patients a bien changé, allant jusquà harceler et menaçer un médecin pour obtenir un arret maladie un AT fictif Lire la suite

Répondre
 
27.03.2012 à 19h19

« Mais Hollande va obliger les jeunes médecins a une forme de service civique en banlieue car il y a discrimination concernant les soins, donc tout est pour lemieux dans le meilleur des mondes ! »

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