Des experts proposent de taxer les aliments avec sucre ajouté

Des experts proposent de taxer les aliments avec sucre ajouté

03.02.2012
Selon trois experts américains l’abus de sucre est aussi toxique que la consommation excessive d’alcool. Ils préconisent de mettre en place des mesures de restriction, notamment des taxes, à l’image de celles qui touchent les boissons alcoolisées ou le tabac.
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    Des experts proposent de taxer les aliments avec sucre ajouté

Consommer du sucre en trop grande quantité a les mêmes effets que l’abus d’alcool. C’est ce qu’expliquent trois experts américains dans un article publié dans la revue britannique Nature. Hypertension, diabète, risque cardiaque ainsi qu’une surcharge en graisse sont favorisés par l’apport massif de sucre. L’article souligne qu’une attention toute particulière devrait être portée au sucre ajouté et notamment au fructose. La consommation de sucre n’a cessé d’augmenter. Ces cinquante dernières années elle a triplé dans le monde. Pour réguler la consommation des aliments transformés contenant du sucre ajouté, les experts proposent de créer une taxe sur ces produits. Ils préconisent également de limiter les ventes durant les heures d’école et de définir une limite d’âge pour l’achat de ces aliments.

Diabète et obésité.

L’article rappelle que les maladies non transmissibles contribuent à la mort de 35 millions de personnes dans le monde chaque année, et pour les scientifiques le sucre tient un rôle dans la progression de ces pathologies.

La Chaire internationale sur le risque cardiométabolique (ICCR) relève, quant à elle, que ce que l’on boit est aussi important que ce que l’on mange. Plusieurs analyses soulignent la corrélation entre la consommation de boissons sucrées et le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et l’obésité. La consommation des nectars, sirops et autres sodas a fortement augmenté depuis les années 1970, en France aussi bien qu’aux États-Unis. Parallèlement le diabète et l’obésité ont considérablement augmenté, notamment chez les enfants. De 39 litres achetés par an en 1990, on est passé à 58 litres en 2007. Pour ces raisons l’ICCR considère que la consommation de boissons sucrées doit être prise en compte « au même titre que l’activité physique, l’équilibre énergétique et la qualité des acides gras de l’alimentation, dans la démarche de prévention de l’obésité et des maladies cardiovasculaires. »

CÉCILE RABEUX
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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