Quand les médecins jaugent l’informatique

Quand les médecins jaugent l’informatique

10.01.2012

Le cabinet de conseil Accenture a interrogé, dans 8 pays, 3 700 médecins sur leur rapport à l’informatique. Les résultats sont mitigés.

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    Quand les médecins jaugent l’informatique

Les médecins reconnaissent les bénéfices des systèmes informatisés dans leur métier mais les avis divergent selon les générations et l’utilisation plus ou moins régulière qu’ils en font, révèle une étude de la société Accenture menée dans huit pays et publiée ce mardi.

La majorité des médecins interrogés estiment que les nouvelles technologies, à travers les dossiers de patients informatisés ou les espaces numériques de santé, ont des impacts positifs directs sur la qualité de la médecine : 70,9 % jugent qu’elles permettent un meilleur accès à des données de qualité pour la recherche clinique. Pour 69,1 % d’entre eux, elles offrent une meilleure coordination des soins et pour 66 %, elles entraînent une réduction des erreurs médicales.

Certains praticiens restent toutefois sceptiques, jugeant à 43,6 % que l’informatique ne permet pas de réduire les procédures inutiles et à 43 % qu’elle n’améliore pas l’accès aux soins. En outre, 39,2 % estiment que les nouvelles technologies ne bénéficient pas directement au patient.

Les avis sur les bénéfices des systèmes informatisés varient beaucoup avec l’âge (plus les médecins sont jeunes, plus ils sont convaincus) et avec la fréquence d’utilisation des nouvelles technologies : ceux qui utilisent entre 0 et 4 fonctionnalités sont 64 % à y voir un impact positif (alors que 33 % n’y voient aucun impact) tandis que ceux qui en utilisent entre 9 et 2 sont 87 % à percevoir des impacts positifs (contre 12 % qui n’y voient pas d’impact).

Cette étude a été réalisée par Internet en août et septembre 2011 auprès de 3 727 médecins en Allemagne, Angleterre, Australie, Canada, Espagne, États-Unis, France et Singapour.

Du côté des seuls médecins français, les principaux atouts des systèmes informatisés cités sont l’accès à des données de qualité pour la recherche clinique (72,3 %), une amélioration des processus transverses (69,3 %) et une meilleure coordination entre les établissements (68,7 %). Environ deux tiers d’entre eux jugent que l’informatique médicale permet d’améliorer les diagnostics (62,9 %) et la qualité des décisions relatives aux traitements (62,2 %).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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