La piste d’un patch pour le traitement anti-VIH

La piste d’un patch pour le traitement anti-VIH

26.10.2011
Voici, encore au tout premier stade de développement, un patch transdermique destiné à délivrer une thérapie anti-VIH (pyrimidinedione). Appliqué sur du tissu épidermique humain en culture, ce patch est capable de délivrer à travers la peau 96 % de la substance de manière régulière sur une période de 7 jours.
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    La piste d’un patch pour le traitement anti-VIH

Les premiers résultats ont été dévoilés au Congrès annuel de l’American Association of Pharmaceutical Scientists par Anthony Lam, qui a dirigé ce développement au sein de la compagnie ImQuest Biosciences (Frederick, MD, États-Unis).

La pyrimidinedione IQP-0410 est un puissant inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (INNTI) du VIH-1 et du VIH-2, qui cible à la fois l’entrée du virus et la transcription inverse du virus. Il est évalué, en phase 2, sous forme de gel vaginal microbicide pour prévenir la transmission hétérosexuelle du VIH. Elle devrait bientôt entrer en essai de phase 1 sous forme orale.

Les chercheurs ont imprégné des patchs constitués d’hydroxypropylméthylcellulose (HPMC) avec de la pyrimidinedione IQP-0410, de façon à ce qu’ils en délivrent une dose thérapeutique.

Lorsque ce patch est appliqué sur du tissu épidermique humain en culture, il libère à travers la peau 96 % de pyrimidinedione de façon régulière sur une période de sept jours.

« Les premiers résultats sont prometteurs, explique au "Quotidien" le Dr Lam. Ces patchs sont stables et non irritants pour les modèles de peau testés, et ils montrent une libération contrôlée quasi complète dans ces modèles. »

« Nous envisageons d’évaluer ce patch sur des modèles animaux (la souris, puis le cochon) au printemps prochain », indique-t-il, espérant que ce dispositif entrera en phase clinique chez l’homme dans deux à trois ans.

Le patch pourrait procurer une voie d’administration thérapeutique plus aisée pour les patients infectés par le VIH, en réduisant le nombre de médicaments à prendre par voie orale. De plus, les patchs sont très simples à fabriquer, ne nécessitant aucun équipement spécial et ils pourraient être fabriqués dans le monde entier.

 Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Source : Lequotidiendumedecin.fr
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27.10.2011 à 17h15

« À suivre… »

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