Bertrand ne jette pas l’eau du PPP avec le bébé du CHSF

Bertrand ne jette pas l’eau du PPP avec le bébé du CHSF

17.10.2011
Pour Xavier Bertrand, les couacs de la construction, en partenariat public privé, du futur Centre hospitalier sud-francilien (CHSF, dans l’Essonne) représentent bel et bien un « préjudice pour l’État », mais le principe du PPP n’est pas en cause.
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    Bertrand ne jette pas l’eau du PPP avec le bébé du CHSF

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, estime qu’il y a un « préjudice pour l’État » dans le retard de livraison du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), construit dans l’Essonne en partenariat public-privé (PPP) avec le groupe de BTP Eiffage et dont l’ouverture a dû être repoussée.

« J’estime qu’il y a eu un préjudice pour l’État, pour l’hôpital, et que maintenant on va discuter avec Eiffage. Est-ce qu’on reste dans les mêmes termes du contrat ? C’est à voir », a déclaré le ministre, dimanche, sur Canal +. « J’ai bien l’intention qu’on puisse faire valoir légalement nos droits et nos remarques », a-t-il ajouté. Cet hôpital, dont l’ouverture initialement prévue en juin a été reportée à la suite de « défauts de réalisation », selon l’administration, doit regrouper sept établissements hospitaliers du département, sur un site unique, à cheval entre Évry et Corbeil-Essonnes. Selon les termes du contrat, le CHSF doit verser un loyer de 40 millions d’euros par an à Héveil (filiale d’Eiffage) pendant trente ans, avant de devenir propriétaire de l’établissement de 110 000 m2 et plus de 1 000 lits.

« Je saurai dans les jours qui viennent de la part du directeur de l’établissement si oui ou non il peut ouvrir le 23 janvier. Je ne l’ouvrirai pas si les conditions de sécurité optimales ne sont pas réunies », a assuré Xavier Bertrand. Pour le ministre, cette affaire ne remet pas en cause le principe même du partenariat public-privé. « Il y en a beaucoup qui fonctionnent très bien, certains bien, et celui-ci, aujourd’hui, n’est pas satisfaisant », a-t-il souligné, notant qu’il y avait aussi régulièrement, parmi les « hôpitaux qui réalisent eux-mêmes les travaux », des dépassements de budget et des retards dans la livraison.

Au début du mois de septembre, le socialiste Manuel Valls, qui est maire d’Évry et président du conseil de surveillance de l’hôpital sud-francilien, avait appelé l’État à prendre ses responsabilités face à la situation difficile de l’établissement. Contrairement à Xavier Bertrand, Manuel Valls est partisan d’une sortie du PPP pour son hôpital.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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