L’imagerie fluo peropératoire dans le cancer de l’ovaire

L’imagerie fluo peropératoire dans le cancer de l’ovaire

19.09.2011
L’imagerie de fluorescence peropératoire pourrait aider le chirurgien oncologue à mieux visualiser l’extension tumorale et exciser plus radicalement la tumeur. L’une des premières applications porte sur le cancer de l’ovaire, dont l’exérèse la plus complète influe le pronostic.
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    L’imagerie fluo peropératoire dans le cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est souvent diagnostiqué à un stade tardif. Le traitement le plus efficace repose sur la chirurgie de cytoréduction, si possible la plus complète, suivie d’une chimiothérapie.

Il est toutefois difficile pour le chirurgien de déterminer les marges précises de la tumeur ; il n’est guidé pour cela que par ses sens visuel et tactile et par son expérience. Même dans les unités hautement spécialisées, 50 % des interventions sont classées comme non réussies car les échantillons excisés révèlent des marges positives à l’examen histopathologique.

Puisque le récepteur alpha du folate est surexprimé dans 90 à 95 % des cancers de l’ovaire et qu’il est absent sur les cellules saines, il représente une excellente cible pour l’agent fluorescent.

Dans un essai pilote, van Dam et coll. ont utilisé comme traceur fluorescent le folate, non toxique et peu coûteux, combiné à l’isothiocyanate de fluorescéine (folate-FITC).

Ils ont injecté ce traceur par voie intraveineuse à 10 femmes qui subissaient une laparotomie exploratrice pour suspicion de cancer ovarien. Parmi ces femmes, 4 furent diagnostiquées avec un cancer épithélial de l’ovaire, 1 avec une tumeur séreuse borderline et 5 avec une tumeur bénigne de l’ovaire.

Les résultats sont prometteurs dans cette série limitée, avec une sécurité apparente du traceur et une identification spécifique et sensible du tissu tumoral.

La fluorescence est détectée chez les 3 patientes dont la tumeur maligne exprime le récepteur alpha du folate, mais elle est toutefois absente chez une patiente dont la tumeur maligne n’exprimait pas ce récepteur ; cette limitation peut être surmontée en identifiant les patientes FR-alpha-positive avant ou pendant l’exploration chirurgicale. Par ailleurs, chez une patiente ayant une dissémination péritonéale du cancer, la fluorescence visualise bien cette extension.

Le tissu sain, lui, ne montre aucune fluorescence.

« Nature Medicine », Gooitzen van Dam et coll., 18 septembre 2011

 Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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