Le khat, drogue communautaire méconnue

Le khat, drogue communautaire méconnue

05.07.2011
Principalement consommé par les immigrés originaires d’Afrique subsaharienne, le khat se diffuse aujourd’hui en Europe. Ces feuilles à mastiquer aux effets stimulants ne sont pas sans danger pour la santé des usagers, alerte l’OEDT.
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    Le khat, drogue communautaire méconnue

Environ 20 millions de personnes dans le monde consommeraient du khat, selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT). Le khat désigne les jeunes feuilles et pousses délicates issues de l’arbre khat (Catha edulis) cultivé dans certaines régions d’Afrique de l’Est et du sud de l’Arabie. Ces feuilles et tiges sont mastiquées depuis des siècles dans certaines communautés d’Éthiopie, du Kenya, de la Somalie et du Yémen. Avec les flux de population, le khat s’est ainsi bien implanté en Europe, principalement au sein des communautés d’immigrés de première génération originaires d’Afrique subsaharienne. « Le nombre de consommateurs de khat en Europe semble croître et, pourtant, l’ampleur et la nature du problème restent mal comprises », constate l’OEDT, qui publie un point d’information sur le sujet.

Le khat contient plusieurs substances psychoactives, dont la cathinone, la cathine et la noréphédrine. Bien qu’ils soient deux fois moins puissants, les effets de la cathinone s’apparentent à ceux de l’amphétamine. « Une heure environ après la consommation, l’usager ressent une excitation physiologique et une certaine euphorie. Une phase plus calme d’introversion intervient ensuite, jusqu’à la descente progressive, pouvant inclure agitation, irritabilité et mélancolie », décrit l’OEDT.

Risques somatiques.

Une consommation excessive de khat est susceptible d’engendrer une dépendance ainsi que des risques somatiques : problèmes de muqueuses, hypertension, troubles cardio-vasculaires, ulcères du duodénum, dysfonctionnements sexuels, hépatoxicité, problèmes de poids à la naissance chez les nourrissons des mères adeptes de la mastication de khat. Ce produit peut également « aggraver des problèmes mentaux latents, encourager la psychose et les comportements agressifs », précise l’OEDT. Pour l’observatoire, « les professionnels de santé et les assistants sociaux doivent savoir identifier les dégâts causés par le khat et prévoir des stratégies pour protéger les consommateurs vulnérables ».

DAVID BILHAUT
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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