Martine Aubry, « la dame des 35 heures » et de la CMU, se lance dans la course présidentielle

Martine Aubry, « la dame des 35 heures » et de la CMU, se lance dans la course présidentielle

28.06.2011
  • 1309259695267214_IMG_64075_HR.jpg

La patronne du PS a franchi le Rubicon ce mardi. S’exprimant comme prévu depuis son fief de Lille, dans une ancienne gare de marchandises transformée en espace culturel, Martine Aubry, 60 ans, a « décidé de proposer [sa] candidature à l’élection présidentielle » par le biais de la primaire socialiste, dans une « déclaration à l’adresse des Français ».

La carrière politique de la fille de Jacques Delors est fortement marquée par les dossiers de l’emploi et du social. Énarque, Martine Aubry occupe, dès les années 80, divers postes de conseillers techniques dans les cabinets des ministres du Travail et des Affaires sociales (elle rédige les lois Auroux) avant un bref passage dans le privé (Pechiney) auprès de Jean Gandois. Elle entre au gouvernement en 1991, nommée ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (dans les gouvernements Cresson puis Bérégovoy) puis s’implante dans le département du Nord au milieu des années 90. La victoire de la gauche plurielle en 1997 la propulse numéro deux du gouvernement Jospin, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, où elle met en place avec une grande fermeté la réforme emblématique et controversée des 35 heures (deux lois, 1998 et 2000) mais aussi les emplois jeunes et la Couverture maladie universelle (CMU). Elle ne laisse pas un souvenir impérissable à la profession, qui lui reproche une certaine rigidité dans l’application de la réduction du temps du travail à l’hôpital mais aussi l’instauration de dispositifs de maîtrise « comptable » en médecine de ville via des lettres clés flottantes.

Maire de Lille depuis 2001, première secrétaire du PS depuis 2008, Martine Aubry se présente aujourd’hui à la primaire socialiste après François Hollande, Ségolène Royal, Manuel Valls ou Arnaud Montebourg.

Dans notre sondage IFOP, publié le 4 avril dernier, sur les intentions de vote des médecins libéraux au premier tour de l’élection présidentielle, Martine Aubry recueillait 24 % des suffrages médicaux, assez loin derrière Nicolas Sarkozy (37 %).

CYRILLE DUPUIS
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
02.07.2011 à 12h44

« Difficile d'oublier que Mme Aubry voulait instaurer des sanctions COLLECTIVES pour les médecins. Un tel déni de justice est insupportable. Comment faire confiance à une telle mentalité ? »

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Lévothyrox : l'ANSM s'interroge sur l'apport des réseaux sociaux sur la pharmacovigilance

ansm levothyrox

En plus des spécialités de lévothyroxine déjà présentes, une prochaine pourrait arriver début 2018. « Une évaluation de demande d’AMM pour... 9

Un exosquelette permet à un jeune chirurgien italien paraplégique d'opérer ses patients

Marco Dolfin

Chirurgien orthopédiste en milieu hospitalier à Turin, Marco Dolfin est devenu paraplégique à la suite d'un accident de la route. Après un... 4

Au carrefour de l'hôpital et des soins de villeSous-utilisée mais prometteuse, l'HAD trace sa route

Abonné
had

Lors des universités d'hiver de l'hospitalisation à domicile, organisées par la FNEHAD, la ministre de la Santé a insisté sur la nécessité... Commenter

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter