Le budget 2011 de l’AP-HP présenté aux médecins

Le budget 2011 de l’AP-HP présenté aux médecins

10.05.2011
La CME de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris a pris connaissance ce mardi de l’état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) de leur établissement pour 2011. Pour compenser des tarifs en baisse, le premier CHU de France va devoir travailler plus.
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    Le budget 2011 de l’AP-HP présenté aux médecins

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) paie cette année un très lourd tribut à la politique tarifaire du gouvernement. La baisse nationale des tarifs (- 0,8 %), la nouvelle échelle de classification appliquée à la tarification à l’activité (T2A), l’application (pour la dernière année) du coefficient de transition (qui corrige les écarts de traitement entre hôpitaux hérités du budget global)… vont, au total, laisser filer 71 millions d’euros de l’escarcelle du premier CHU de France.

Ces chiffres ont été présentés ce mardi à la CME de l’AP-HP, juste avant que lui soient communiquées les grandes lignes du très attendu EPRD 2011. S’adaptant à cette donne tarifaire un peu surprise, ce budget prévisionnel table sur une activité en hausse de 2,4 % (alimentant des recettes totales de 6,47 milliards d’euros) et sur une augmentation contenue des charges (+ 1,2 %, soit des dépenses atteignant 6,57 milliards d’euros). L’effort d’efficience consenti par l’AP-HP cette année représente 130 millions d’euros, la hausse programmée du volume d’activité le finance aux deux tiers, les économies « payent » le tiers restant.

Où le CHU espère-t-il progresser en volume ? En chirurgie (l’AP-HP table sur 2 000 séjours de plus que l’an dernier), en médecine (6 000 séjours supplémentaires), en obstétrique (+ 400 séjours) et en HAD. Quant aux efforts sur les charges, ils concerneront la gestion des dépenses de médicaments et surtout la masse salariale : un millier d’emplois devraient disparaître cette année (contre quelque 900 en 2010). Les secteurs administratifs et logistiques sont les premiers touchés ; les emplois médicaux sont épargnés. L’investissement se maintient à hauteur de 500 millions d’euros.

Cet EPRD (qui doit encore obtenir l’aval des tutelles) permet à l’AP-HP de stabiliser son déficit autour de 100 millions d’euros.

 KARINE PIGANEAU
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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