Urgences dans le privé : les cliniques perdent patience

Urgences dans le privé : les cliniques perdent patience

21.04.2011
En attente d’homologation pour des dizaines de projets de services d’urgence, la FHP-MCO reproche son « inaction » au gouvernement. Et refuse le statut de « béquille » de l’hôpital public.
  • 1303400600248362_IMG_59340_HR.jpg

    Urgences dans le privé : les cliniques perdent patience

Constatant dans un communiqué qu’« une centaine de demandes d’autorisation d’ouverture de services (d’urgence) par des cliniques et hôpitaux privés demeure toujours en souffrance », la FHP-MCO (fédération de 700 cliniques de court séjour) s’impatiente.

Offensif, le président de la fédération, Lamine Gharbi, juge même « anormal que les demandes d’autorisation de (ses) établissements pour ouvrir des services d’urgence restent sans aucune réponse, alors que les patients font les frais quotidiennement de services d’urgences publics saturés ».

Outre cette attente, la FHP-MCO dénonce le virage officiellement pris par le ministre de la Santé, lors du colloque consacré le 1er avril au premier anniversaire des agences régionales de santé (ARS), quant à sa conception des missions de services publics (dont les urgences font partie). « Xavier Bertrand a affirmé (que ces missions) "demeurent en priorité confiées au secteur public mais peuvent faire l’objet d’un appel d’offres en cas de carence" ».

La FHP-MCO s’inscrit en faux contre cette philosophie : « Nous ne pouvons pas nous contenter d’être la béquille de l’hôpital public lorsque celui-ci ne peut pas assurer ses missions. (...) Vouloir nous réduire à un rôle d’auxiliaire auquel on fait appel pour combler les carences, c’est inacceptable et c’est afficher un mépris des patients et de leur liberté de choix. »

La fédération affirme que les cliniques qu’elle représente « disposent déjà de 134 services d’urgences en France, qui accueillent chaque année 2 millions de patients, sans aucune distinction économique et sociale ». Elle ajoute que « les services d’urgence des cliniques et hôpitaux privés représentent souvent la seule offre de proximité dans des banlieues défavorisées, comme c’est le cas à Sarcelles, Trappes ou Vénissieux, par exemple ».

 KARINE PIGANEAU
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Dans la Manche, un maire fait face au désarroi des habitants privés de généralistes

manche

« Nous sommes dans une situation plus que tendue ». Jean-Pierre Lhonneur, maire de Carentan-les-Marais (Manche) depuis 2008, est quelque peu... 9

Poses de prothèses en chirurgie ambulatoire : l'AP-HP marque des points

hanche prothese

L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) annonce la réalisation de deux poses de prothèse (totale de hanche et unicompartimentale... 7

Éléments en faveur d'une maladie de Lyme chronique, d'après des travaux chez le singe

lyme

Alors qu'en France un protocole de diagnostic et de soins est en cours de rédaction à la Haute Autorité de santé (HAS), les controverses... 2

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter