Des candidats marqueurs du cancer de la prostate

Des candidats marqueurs du cancer de la prostate

08.02.2011
Des chercheurs suisses ont identifié plusieurs candidats marqueurs prometteurs pour le diagnostic et l’évaluation pronostique du cancer de la prostate.
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    Des candidats marqueurs du cancer de la prostate

LE MARQUEUR sérique classique de dépistage du cancer de la prostate (PCa), le PSA (antigène prostatique spécifique), expose, en raison de son manque de sensibilité et de spécificité, à un nombre élevé de diagnostics par excès. Il faut donc trouver de nouveaux marqueurs. Le gène Pten est un des gènes suppresseurs incriminés dans plusieurs cancers, dont celui de la prostate.

Dans un premier temps, les chercheurs ont identifié une série de candidats biomarqueurs à partir d’une analyse protéomique quantifiée étendue des glycoprotéines N-linked, dont les proportions diffèrent dans le tissu et le sérum prostatiques de souris sauvages et d’un modèle murin de PCa à gène Pten délété. À partir de trois critères, les chercheurs ont isolé 126 protéines susceptibles de contenir des marqueurs spécifiques potentiels du PCa.

Le deuxième temps a consisté à quantifier ces protéines dans le sérum et les biopsies de patients volontaires (n = 143). Un groupe de malades, servant de contrôle, avait une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP, n = 66), l’autre groupe un cancer localisé confirmé par l’histologie (n = 77). L’analyse protéique a porté sur les échantillons objectivant une perte du nombre de copies du gène Pten (72 % du total) par rapport aux contrôles.

Les chercheurs sont parvenus à identifier une signature à quatre protéines (HYOU1, ASPN, CTSD, OLFM4) qui permet de faire la distinction, avec exactitude (donc avec un risque moindre de faux positifs), entre les patients à PCa et à HBP. Par ailleurs, une signature à cinq protéines est, quant à elle, prédictive du score de Gleason (donc du grade de sévérité des lésions prostatiques), ce qui constitue une amélioration par rapport à l’autre point faible du taux de PSA, à savoir le fait que ce marqueur détecte, indifféremment, des cancers évolués et des tumeurs de gravité mineure, non justiciables d’un traitement radical.

« Les biomarqueurs candidats que nous avons identifiés doivent maintenant être validés sur des séries de patients plus importantes au moyen d’études prospectives », indiquent les auteurs.

I. Cima, W. Ktek et coll. « Proc Natl Acad Sci » USA (2010). Publié en ligne.

 Dr BERNARD GOLFIER
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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