La recherche sur l’embryon tombe en panne législative

La recherche sur l’embryon tombe en panne législative

01.02.2011
Aucun nouveau protocole de recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires ne pourra plus être autorisé à partir du 6 février, indique la directrice générale de l’Agence de la biomédecine, Emmanuelle Prada-Bordenave. Les recherches commencées vont se « poursuivre légalement, jusqu’au terme de leur autorisation », ajoute-t-elle.
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    La recherche sur l’embryon tombe en panne législative

ALORS QUE LA RÉVISION de la loi bioéthique sera examinée par les députés à partir du mardi 8, le régime dérogatoire actuel, soumis à un moratoire de cinq ans (lequel a commencé le 6 février 2006), arrive en fin de course. Tant que le nouveau dispositif législatif « n’est pas applicable complètement, on ne pourra pas donner d’autorisation », précise Emmanuelle Prada-Bordenave. Marc Peschanski, directeur scientifique d’I-Stem (Evry), enrage face à une « telle inanité politique ». « Le gouvernement par son incompétence prive une agence réglementaire des capacités de son rôle », dénonce-t-il. Depuis 2004, 58 protocoles de recherche ont été autorisés (4 sont terminés) ; une majorité (47) portent sur les cellules souches embryonnaires.

Le projet de révision de la loi bioéthique maintient le principe d’interdiction de recherche, avec un régime d’autorisation à titre dérogatoire, mais cette fois sans limitation de durée. « Le sujet est encore plus prégnant qu’en 2004 », estime le député Alain Claeys, président de la commission spéciale de révision des lois de bioéthique, qui s’attend à ce qu’il soit le « sujet central » des discussions dans l’hémicycle. Pour sa part, Marc Peschanski redoute que le débat, à l’image de celui sur l’euthanasie au Sénat, fasse long feu. « Une bonne partie des parlementaires sont assez contents » de cette double option de l’interdiction avec dérogations, « parce que ça ne change rien, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas obligés de justifier quoi que ce soit », estime-t-il. « Je dois avouer que quand j’essaie d’expliquer ça à mes collègues étrangers, en général on y passe la soirée. »

STÉPHANIE HASENDAHL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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