Marimbert annonce son départ de l’AFSSAPS et plaide pour une réforme

Marimbert annonce son départ de l’AFSSAPS et plaide pour une réforme

12.01.2011
Ce n’est pas une lettre de démission, a commenté à l’Agence France Presse, Jean Marimbert. Il n’empêche que dans sa Tribune publiée par le journal « Libération » de ce jour, il annonce bel et bien son prochain départ de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) qu’il pilote depuis 2004.
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    Marimbert annonce son départ de l’AFSSAPS et plaide pour une réforme

TOUT EN affirmant « sa fierté d’avoir dirigé cet organisme public », et « sa reconnaissance envers des équipes compétentes et dévouées à la santé publique », Jean Marimbert laisse percer son amertume devant « l’ébranlement » provoqué par l’affaire Mediator. « Comment ne pas être taraudé, écrit-il, par une interrogation lancinante sur ce qui aurait pu et dû être fait pour que l’usage et le mésusage de ce médicament cessent plus tôt ? »

Pour autant, « il n’est pas équitable, ajoute aussitôt Jean Marimbert, de balayer tout souvenir des trains sanitaires qui sont arrivés à l’heure ». Le directeur de l’AFSSAPS estime que le statu quo n’est pas concevable, même s’il faut se « garder d’une approche destructrice qui ferait table rase des progrès antérieurs et déstabiliserait un service public dont les professionnels de santé, les patients et l’État ont besoin au quotidien ». Dans ce contexte, Jean Marimbert qui préconise une rénovation sans complaisance des processus d’évaluation et de décision du système d’autorisation du médicament, se prononce pour une réforme dans quatre domaines principaux :

– le pluralisme, en associant à l’évaluation du médicament des associations de patients, des experts en sciences humaines et sociales, des éthiciens ;

– une plus grande transparence des processus d’évaluation avec notamment des auditions publiques, comme aux États-Unis ;

– un renforcement du système de déclaration et de gestion des liens d’intérêts des experts qui est « une condition de crédibilité des processus d’évaluation » ;

– enfin, un renforcement des outils et des méthodes de pharmacovigilance, afin que même les signaux faibles puissent être perçus. Il faut également, dans ce domaine, mettre en place, selon Jean Marimbert, un dispositif qui donne une possibilité de déclaration par les patients eux-mêmes.

JACQUES DEGAIN
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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