Syndrome de l’X fragile : un espoir pour certains patients

Syndrome de l’X fragile : un espoir pour certains patients

07.01.2011
Les résultats d’une étude menée chez 30 patients souffrant du syndrome de l’X fragile révèlent qu’un sous-groupe de patients aisément identifiables pourrait bénéficier d’un traitement réduisant l’activité d’un récepteur au glutamate dans le cerveau.
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    Syndrome de l’X fragile : un espoir pour certains patients

CES RÉSULTATS doivent être confirmés et des études complémentaires sont en cours. Cela donnerait un espoir dans le syndrome de l’X fragile, qui constitue la cause la plus fréquente de retard intellectuel hérité et contre laquelle il n’y a pas de traitement à ce jour.

Le syndrome de l’X fragile est causé par une mutation affectant un seul gène qui a été nommé « fragile X mental retardation-1 » ou FMR1. La mutation dans cette maladie produit une expansion du gène par des répétitions d’un triplet CGG nucléotidique.

Le degré d’expansion du gène varie d’un individu à l’autre, jusqu’à la mutation complète qui supprime la traduction protéique. Les symptômes d’X fragile sont alors sévères, avec des anomalies du développement des connexions neuronales importantes pour l’apprentissage et la mémoire.

La fonction de la protéine FMR normale est de tenir en respect une autre protéine, qui est un récepteur du glutamate (mGluR5).

C’est la suractivation de mGluR5 qui est en fait à l’origine des symptômes, une fonction régulée de ce récepteur au glutamate étant indispensable au bon déroulement de nombreuses activités et connexions cérébrales.

Un consortium de chercheurs (Sébastien Jacquemont (Bâle, Suisse) dont une équipe française du Centre national de référence de l’X fragile aux Hospices Civils de Lyon) publie un essai de traitement avec un nouveau médicament qui réduit l’activité de mGluR5 dans le cerveau.

Il y a eu une amélioration, mais pas chez tous les patients. Elle porte principalement sur les tests comportementaux. L’analyse plus poussée révèle que ceux qui ont bénéficié du traitement sont ceux qui ont l’extinction la plus poussée du gène FMR1. Un groupe de patients qui sont aisément identifiables, pouvant potentiellement bénéficier d’un traitement.

« Science Translational Medicine », 5 janvier 2011, vol. 3, n° 64 64ra1.

Dr BÉATRICE VUAILLE
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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