Arguments pour le dépistage néonatal de la mucopolysaccharidose de type 1

Arguments pour le dépistage néonatal de la mucopolysaccharidose de type 1

02.12.2010
« Les personnes atteintes de mucopolysaccharidose de type 1 souffrent d’atteintes cardiaques, osseuses et cérébrales, en dépit des traitements. Notre recherche montre qu’avec une intervention précoce, ces pathologies peuvent être presque complètement prévenues » souligne le Dr Patricia Dickson (Torrance, Californie), qui a codirigé cette recherche avec le Dr Matthew Ellinwood (Ames, Iowa).  
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    Arguments pour le dépistage néonatal de la mucopolysaccharidose de type 1

LA mucopolysaccharidose de type 1 (MPS 1) est une maladie génétique qui concerne une naissance sur 100 000. Cette maladie de surcharge lysosomale est due à un déficit en alpha-L-iduronidase qui aboutit à l’accumulation anormale de mucopolysaccharides dans les lysosomes des cellules.

Le diagnostic des formes sévères n’est réalisé, en moyenne, qu’à l’âge de 9 mois et demi (3 mois après le début des symptômes). De plus, les traitements actuels par greffe de cellules souches hématopoïétiques ou enzymothérapie substitutive ne peuvent empêcher une maladie résiduelle.

Dierenfeld et coll. ont recherché si un traitement dès la naissance ne pourrait pas empêcher les complications sérieuses de la maladie et prévenir la formation des anticorps visant l’enzyme recombinante.

Ils ont utilisé un modèle canin, très similaire à la maladie humaine. Les chiens ont été traités dès la naissance, pendant 56 à 81 semaines, par administration intraveineuse d’alpha-L-iduronidase, avec ou sans injection intrathécale, en comparant la dose hebdomadaire conventionnelle (0,58 mg/kg) à une dose plus élevée (1,57 mg/kg).

La dose plus élevée de l’enzyme se montre supérieure, permettant de complètement normaliser les réserves lysosomales dans le foie, la rate, les poumons, les reins, la synoviale et le myocarde, ainsi que dans la valve mitrale si difficile à traiter. Les anomalies squelettiques et articulaires sont nettement réduites.

Dans le cerveau, le traitement entraîne une réduction ou une normalisation du taux de mucopolysaccharides. La seule pathologie qui n’est pas améliorée est l’opacification de la cornée. Les chiens n’ont pas développé d’anticorps. Les données histopathologiques montrent la supériorité du traitement combiné intraveineux et intrathécal.

« Science Translational Medicine », 1er décembre 2010.

lequotidiendumedecin.fr, le 02/12/2010

Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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