Des anticorps contre le cancer de la prostate

Des anticorps contre le cancer de la prostate

08.11.2010
L’expression de la N-cadhérine suffit à provoquer la métastase et la résistance à la castration du cancer de la prostate. Des anticorps contre la N-cadhérine peuvent inhiber la croissance des cancers prostatiques greffés chez les souris.
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    Des anticorps contre le cancer de la prostate

UNE ÉQUIPE dirigée par le Dr Robert Reiter (Université de Los Angeles) a comparé l’expression génique entre deux cancers prostatiques greffés chez des souris, l’un androgéno-dépendant (ou hormono-sensible), l’autre résistant à la castration. Résultats : les xénogreffes de cancers prostatiques résistants à la castration hébergent une expression nettement accrue de la N-cadhérine, une molécule d’adhésion cellulaire associée à la transition de la forme épithéliale vers la forme mésenchymateuse.

L’analyse d’échantillons cliniques provenant de patients confirme l’association de la N-cadhérine avec la résistance à la castration.

Lorsque les chercheurs forcent l’expression de la N-cadhérine dans des modèles de cancer de la prostate androgéno-dépendant (CPAD) non métastatique, la N-cadhérine provoque l’invasion, la métastase et la résistance à la castration des tumeurs prostatiques.

En revanche, des anticorps dirigés contre la N-cadhérine réduisent la prolifération, l’adhésion et l’invasion des cellules de cancer prostatique in vitro. In vivo, ces anticorps ralentissent la croissance des xénogreffes de cancers prostatiques résistants à la castration, bloquent l’invasion locale et la métastase et, à doses plus élevées, entraînent même une régression complète.

« Le mécanisme de la résistance à la castration du cancer de la prostate n’est pas complètement connu, et en dépit de nouveaux traitements, la plupart des hommes décèdent de leur cancer, explique au "Quotidien" le Dr Robert Reiter. Nous avons identifié une nouvelle voie, médiée par la N-cadhérine, qui est nécessaire et suffisante pour la résistance à la castration dans plusieurs modèles de cancer prostatique, et elle est aussi trouvée chez plus de la moitié des hommes qui meurent du cancer de la prostate. Nous avons ensuite montré que des anticorps ciblant cette protéine peuvent ralentir la croissance du cancer de la prostate résistant à la castration, ainsi que ralentir la progression des tumeurs hormono-dépendantes vers la résistance à la castration. »

« Nature Medicine », 7 novembre 2010, Tanaka et coll., DOI: 10.1038/nm.2236.

Quotimed.com, le 08/11/2010

 Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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