Un médiateur de la progression des maladies rénales

Un médiateur de la progression des maladies rénales

27.10.2010
Des chercheurs de l’INSERM, en collaboration avec des chercheurs américains, ont identifié un nouveau médiateur de la progression des maladies rénales chroniques, la lipocaline 2. La mesure de l’excrétion urinaire de cette protéine pourrait permettre de prédire l’évolution de la maladie chez l’homme.
  • 1288280157197091_IMG_47084_HR.jpg

    Un médiateur de la progression des maladies rénales

La maladie rénale chronique (MRC) humaine est caractérisée par une destruction du parenchyme rénal et une perte de la fonction des néphrons ; ce qui aboutit à l’insuffisance rénale terminale (IRT).

Les mécanismes de cette progression sont mal compris. On a montré que la réduction du nombre de néphrons stimule des événements moléculaires et cellulaires qui induisent la croissance des néphrons restants. Mais, dans certains cas, ce processus compensatoire devient pathologique, d’où apparition de lésions rénales et IRT.

Les chercheurs ont déjà montré qu’après réduction néphronique expérimentale, l’étendue des lésions rénales n’est pas la même entre deux souches de souris : alors que les souris FVB/N développent des lésions sévères, les souris B6D2F1 ne développent qu’une compensation.

Dans la nouvelle étude de l’équipe de Fabiola Terzi, il a été pratiqué un profil d’expression génique chez ces deux types de souris deux mois après réduction néphronique. Il apparaît que le gène codant la lipocaline 2 (Lcn2) joue un rôle essentiel dans la progression de la maladie : elle s’exprime plus fortement dans la souche développant des lésions rénales sévères et son expression est liée à l’intensité des lésions. Fait plus important encore : l’équipe a montré que l’inactivation du gène Lcn2prévient la progression des lésions rénales lors d’une réduction du nombre de néphrons.

Les chercheurs montrent, chez l’homme, que cette protéine est aussi produite en quantité anormalement élevée dans le rein des malades atteints de MRC et que sa présence dans les urines est étroitement associée à la progression rapide vers l’IRT. Pour les chercheurs, il s’agit d’« une découverte très importante pour les patients atteints de MRC car l’excrétion urinaire de ce médiateur est capable de prédire l’évolution de la maladie ».

Les auteurs envisagent de valider ces premières données par un essai clinique qui pourrait aboutir à la mise en œuvre de cet outil pour la détection et le suivi des maladies rénales chroniques.

Amandine Viau et coll. « The Journal of Clinical Investigation », octobre 2010.

Quotimed.com, le 27/10/2010

 Dr EMMANUEL DE VIEL
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Pr Robert Sigal (Hôpital américain de Paris) : « Hôpital haut de gamme, j'assume, hôpital de riches, ça non ! »

Abonné
sigal

Stratégie médicale d'excellence, développement de la filière internationale, accréditation exigeante… : le nouveau directeur général de... Commenter

« C'est possible de greffer une 2e fois le visage », explique le Pr Lantieri

greffe lantieri

Un patient, en rejet chronique après une première greffe totale de visage réalisée en 2010, a été transplanté une deuxième fois les 15 et... Commenter

Parisienne de 84 ans sans médecin traitant cherche désespérément un généraliste sur Twitter

Coup de gueule. Une patiente âgée de 84 ans, sans médecin traitant, dénonce la qualité de l'offre de soins en région parisienne dans une... 12

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter