ON NE POURRA PAS avancer tant qu’il n’y aura pas d’études réalisées auprès des délinquants sexuels n’ayant pas récidivé, afin de comprendre quels ont été les facteurs mis en place et qui les ont justement protégés de la récidive. « Concrètement, une cohorte de suivi de délinquants sexuels pendant cinq ans permettrait déjà de progresser car si récidive il doit y avoir, elle a le plus souvent lieu dans les deux premières années après la sortie de prison » explique le Dr Sophie Baron-Laforet. Or si la France entière s’émeut à juste titre des meurtres commis par des récidivistes, il faut savoir que, dans le même temps, ceux qui souhaitent mettre en place ce type de cohortes, s’en voient refuser les financements depuis plusieurs années ! Et sans réelle volonté politique de mener des recherches (…)
Edition Spécialiste
du 15/12/2011
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