LES TRAITEMENTS de fond par thymorégulateurs visent à restaurer la thymie tout en évitant d’induire des virages maniaques ou dépressifs. Parmi les trois grandes classes dont nous disposons, tous n’ont pas la même valence. Certains ont plutôt un effet antidépresseur comme la lamotrigine, puis le valproate et le lithium et, dans une moindre mesure, l’olenzapine, ainsi qu’une molécule récente, la quétiapine, qui n’a d’ailleurs l’AMM que dans la dépression bipolaire car elle ne protège pas de l’accès maniaque. Pour les autres molécules comme l’aripiprazole, on ne dispose pas de preuves suffisantes en faveur de son efficacité dans la dépression bipolaire. Associer ou non un antidépresseur ? « La grande question est de savoir s’il faut ou non prescrire un antidépresseur au cours d’un épisode (…)
Edition Spécialiste
du 15/12/2011
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