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Un stress majeur pourrait être impliqué dans l’Alzheimer

 11/06/2012
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Quel rôle joue le stress dans la survenue de la maladie d’Alzheimer ? Pour l’équipe du Dr Edgardo Reich (Buenos Aires), près de 3 patients atteints sur 4 (73 %) ont vécu un stress majeur dans les trois ans précédant le diagnostic de la maladie, quand seul un quart des sujets sains (23 %) rapportent un tel événement de vie dans les trois ans passés. C’est l’un des résultats marquants d’une étude chez 107 malades que le médecin argentin vient de présenter au 22e congrès de la European Neurological Society (ENS) à Prague.

Les sujets âgés en moyenne de 72 ans présentaient une forme légère à modérée de la maladie. Un délai de 2,5 ans en moyenne s’est écoulé entre le diagnostic et le début des symptômes. Le groupe malade était comparé à un groupe contrôle comparable pour l’âge, le sexe et le niveau d’éducation. Pour rechercher un événement de vie traumatisant, étaient interrogés les patients bien sûr mais aussi leurs proches et le personnel soignant.

Facteur de stress majeur, le décès du conjoint

Parmi les causes les plus fréquentes, il s’agissait du décès du conjoint (21 cas), du décès d’un enfant (14 cas), d’une agression physique ou d’un vol (20 cas) ou d’un accident de voiture (10 cas). D’autres facteurs de stress ont été relevés comme les problèmes financiers, le choc du niveau de l’allocation retraite, les diffcultés d’adaptation lié à un déménagement ou le diagnostic d’une maladie grave dans la famille.

« Le stress, d’après nos résultats, est probablement un facteur déclencheur des symptômes initiaux de démence, explique le Dr Reich. Bien que j’exclus le stress comme cause unique de démence, les travaux de recherche consolident l’idée que le stress peut provoquer un processus dégénératif cérébral et précipiter des troubles neuro-endocriniens et immunitaires. » Le chercheur souligne ainsi l’évidence qu’il serait bon de prêter davantage attention à la vie émotionnelle et au parcours de vie, « y compris et en particulier chez les sujets âgés ».

› Dr I. D.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 16/06/2012 à 14h57
« Ne croyez-vous pas que l'on peut en dire autant face à un cancer ou à toute autre pathologie ? C'est un postulat qui rejoint l'idée que la maladie fait "sens" ou symptôme. Cela rejoint la force psychique, ou pas. En effet, chez tous les malades que je côtoie, c'est en effet le cas. Ce peut être la perte d'un conjoint ou un accident, ou l'éloignement mal vécu d'un membre de la famille ... par exemple. »

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