L’INFLUENCE de l’attachement maternel sur les réponses au stress et sur le développement de l’hippocampe a déjà été mise en évidence dans les modèles animaux. On pense que cette action s’explique par des altérations épigénétiques (méthylation de certains gènes, qui modifie leur expression). Les études chez l’homme sont plus rares et souvent rétrospectives. L’innovation de l’étude réalisée par Kelly N. Botteron et coll. (Saint-Louis, États-Unis) chez 92 enfants suivis de l’âge de 3-5 ans à l’âge de 7-13 ans, consiste à avoir exploré, de manière prospective, les effets positifs des soins maternels sur l’hippocampe. La qualité de l’attachement maternel a été évaluée par un entretien avec les parents mais aussi à l’aide d’une épreuve de challenge (« the waiting task »), où la mère doit aider (…)
Le Quotidien du Médecin
du 07/02/2012
(640 mots)