Il VA FALLOIR, ni plus ni moins, réécrire les ouvrages d’anatomie du cerveau. Si les travaux de Iain DeWitt et Joseph P. Rauschecker (Washington) se confirment, la célèbre aire de Wernicke, zone de la compréhension de la parole, n’est pas là où le neurologue allemand l’a décrite à la fin du XIXe siècle. Elle serait 3 cm plus en avant et de l’autre côté du cortex auditif. Cette révolution est plus en accord avec les récentes études d’anatomie comparée. En effet, les aires impliquées dans la compréhension d’une forme de langage chez le singe se situent au même niveau. Pour arriver à cette conclusion les deux neuroscientifiques américains ont disposé d’un outil dont Carl Wernicke n’imaginait probablement pas qu’il existât un jour : le PET scan. Ils eu recours à cette technique d’imagerie fonctionnelle (…)
Le Quotidien du Médecin
du 02/02/2012
(406 mots)