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Porteurs de pacemaker : les « trucs » pour la vie de tous les jours

 05/07/2012
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Certes, on connaît la contre-indication théorique à l’IRM pour les porteurs de stimulateurs cardiaques, qu’il s’agisse d’un pacemaker (PM) ou d’un défibrillateur automatique implantable (DAI). Mais quels conseils donner en cabinet de ville pour la vie de tous les jours ? Une équipe du CHU d’Amiens du Dr Cécile Manaouil vient de publier dans la « Presse Médicale » tout un tas de « trucs » à savoir, très divers, allant de l’équipement d’une cuisine aux portiques de magasins, ou encore du téléphone portable aux vacances au soleil.

Dans la vie courante, il est conseillé de s’éloigner des plaques de cuisson à induction. Contre toute attente, le micro-ondes n’est en revanche pas dangereux pour les patients implantés. Mieux vaut ne pas garder son téléphone portable dans la poche de sa chemise près du boîtier du PM et une distance d’au moins 20 cm est recommandée. Le stationnement près des arceaux antivol dans les magasins ou des systèmes de détection d’armes (aéroports, musées) est également à éviter. Il peut être demandé de passer au détecteur manuel. Éviter aussi les aimants puissants et le démarrage d’un véhicule à l’aide de câbles.

Côté loisirs, l’exposition solaire directe au niveau du dispositif est à proscrire en raison du risque de brûlures, la masse métallique pouvant emmagasiner de la chaleur.

Sports

Tout médecin sollicité pour un certificat de sport ne doit pas prendre de décision sans en référer d’abord au rythmologue. La programmation du boîtier sera alors optimisée en laboratoire et des tests d’effort seront réalisés. Il faut savoir que tous les sports violents (sports de contact, arts martiaux, sports collectifs, ou sports à risque élevé de chutes) sont contre-indiqués, de même que les sports « dangereux » comme la plongée sous-marine ou l’escalade. Seule la plongée ne nécessitant pas de palier de décompression peut être autorisée.

Si les boîtiers sont extrêmement résistants, les sondes sont plus fragiles, en particulier dans leur trajet interne lors du passage de la veine sous-clavière dans l’angle costoclaviculaire. Ainsi, certains gestes peuvent être dangereux, comme le service au tennis, le swing au golf, le smash au volley. Les boîtiers sont implantés en sus-pectoral gauche pour les patients droitiers, afin de minimiser les traumatismes répétés sur les sondes par le bras dominant, en particulier lors de l’exercice de la chasse et du tir.

Carnet de porteur

Le rôle du médecin traitant est aussi de rappeler régulièrement à son patient le rôle du « carnet de porteur », ce petit document attestant la présence du stimulateur cardiaque et contenant toutes les informations le concernant (marque, sondes, adresse du centre implanteur, caractéristiques des derniers réglages). Si ce document prend tout son intérêt dans le cadre médical, il est très utile aussi lors d’un voyage à l’étranger. À ce sujet, outre la dernière ordonnance, il faut rappeler au patient de prévoir un stock de médicaments habituels pour la durée du séjour et de les répartir dans différents bagages.

› Dr I.D.

Presse Med. 2012; 41:736-744.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 05/07/2012 à 19h17
Profession : Infirmier
« Qu'en est-il pour les porteurs de neurostimulateur digestif ? »

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