« DANS UN RÉFLEXE naturel, face à des bactéries productrices de bêtalactamases à spectre étendu (BLSE), essentiellement E. coli et Klebsiella pneumoniae , le prescripteur a tendance à se tourner vers un carbapénème. Or, l’utilisation trop large de cette famille d’antibiotique expose au risque d’émergence de souches productrices de carbapénèmases, et, in fine , à une quasi-impossibilité de traiter », souligne le Dr Rémy Gauzit. Il est donc absolument essentiel d’utiliser les carbapénèmes à bon escient, et donc de les réserver aux infections graves, en l’absence d’alternative thérapeutique. Dans le cas des infections peu sévères, telles les cystites, des alternatives existent (nitrofurantoïne, fosfomycine trométamol…). La dérive actuelle est une surconsommation de pénèmes, par peur du (…)
Edition Spécialiste
du 26/01/2012
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