L’impact médical considérable de la grippe espagnole de 1918 (près de 50 millions de morts) a conduit à émettre l’hypothèse d’une souche particulièrement virulente. Mais une analyse de prélèvements d’autopsie provenant de soldats américains décédés avant ou pendant la pandémie révèle plusieurs analogies avec les pandémies suivantes et, en particulier, une distribution cellulaire des antigènes viraux remarquablement similaire à celle observée lors de la pandémie de 2009 à H1N1. Le lourd tribut humain de la pandémie la plus mortelle de l’histoire ne semble donc pas devoir être mis uniquement sur le compte d’un facteur de virulence virale.
DE NOTRE CORRESPONDANT LES CHERCHEURS américains ont analysé les données virologiques de 68 cas, à partir du registre National Tissue Repository of the Armed Forces Institute of Pathology, recueillies quatre mois avant la pandémie et durant les deux mois (septembre et octobre 1918) où la grippe a culminé. Des renseignements médicaux étaient disponibles pour 59 de ces cas (87 %). Neuf des décès survenus (…)
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21/09/2011
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