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Ce qu’il faut savoir sur l’addiction au sexe

 29/03/2012
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La sexualité et ses normes ont considérablement varié selon les références sociales, culturelles et religieuses des sociétés successives. La notion d’hypersexualité est connue depuis l’antiquité, mais les termes employés pour la qualifier ont varié au cours du temps (nymphomanie, don juanisme, perversion sexuelle pour aboutir aux notions plus récentes et plus médicales de comportement sexuel compulsif ou d’addiction sexuelle).

A quand remonte l’étude de ce phénomène par les psychiatres ?

Qu’est-ce que l’hypersexualité ?

Quel lien entre hypersexualité et addiction ?

Existe-t-il des liens avec les paraphilies ?

Comment prendre en charge les patients ?

Pr FLORENCE THIBAUT, professeur de psychiatrie, hôpital universitaire et Université de Rouen/INSERM

Quelques références :
Addictions sexuelles. Demily C., Thibaut F. In : « Traité d’addictologie », coordonné par M. Reynaud Ed Médecine-Sciences Flammarion, Paris 2008.
Sexual addictions. Garcia F., Thibaut F. American Journal of Drug and Alcohol Abuse  2010;36(5): 254-60
Diagnosis and treatment of sexual addiction: a survey among German sex therapists. Briken P, Habermann N, Berner W, Hill A. Sexual addiction and compulsivity 2007;14:131-43.

(Première publication de cet article : 29/03/2012)

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Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 10/08/2012 à 12h47
Profession : Médecin
« Le sujet traité est intéressant car trop peu abordé, me semble-t-il. Cependant, la forme comme le fond pourraient ne pas être aussi cloisonnés du point de vue populationnel et sémantique. Il est mentionné que l'hypersexualité concerne 5 hommes pour 1 femme. Hors, outre cette information statistique, on ne trouve rien dans l'article concernant les femmes.... D'autre part, le développement de l'article ne se fait que sur les hommes "hétérosexuels" (pour quelle raison?) car la référence au sexe payant renvoi à des prostituéEs et non pas aussi aux prostitués. N'aurait-il pas fallu écrire "prostitué-e-s". Pour quelles raisons cette restriction sémantique? Ce choix est d'ailleurs illustré par la photo représentants, semble-t-il, 2 prostituéEs.... Est-ce d’ailleurs la meilleure façon d’illustrer le sujet de l’hypersexualité ? Un homme qui va voir des prostituté-e-s est donc hypersexuel… Indirectement, cela veut dire aussi que seuls des hommes "hétérosexuels" peuvent se trouver confrontés à l'hypersexualité. Enfin, il est fait mention également de "relations sexuelles extraconjugales". Outre le fait que ce soit une habitude linguistique, ne s'agit-t-il pas, en creux, d'un jugement de valeur? N'est-il pas préférable de parler de « relations hors couple », quels que soient les couples dont on parle et leur situation juridique / sociale? Pour finir, parler de sexualité, ce n’est certainement pas ce cloisonner à une orientation sexuelle, fusse-t-elle majoritaire. A ma connaissance, il en existe 3 sans qu’une soit meilleure ou moins bien qu’une autre. Ce n’est à personne d’en juger. Parler de sexualité, du point de vue scientifique, c’est aussi avoir assez de recul pour s’extraire de ses seules représentations qui, bien souvent, font échos avec son expérience de vie personnelle. »

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