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Coroscanner aux urgences : l’avis des radiologues par la veille SFR-CERF

 27/07/2012
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Nous rapportions hier les résultats d’une étude publiée dans le « New England Journal of Medicine », concernant l’intérêt du coroscanner dans le tri aux urgences en cas de douleurs coronariennes aiguës. Nous publions ci-dessous l’analyse effectuée par la veille SFR et le CERF*.

« Cette étude multicentrique américaine publiée dans le prestigieux " New England Journal of Medicine " s’est intéressée à l’impact du scanner coronaire réalisé dans le contexte de l’urgence chez 1 370 patients avec douleur thoracique, suspects de syndrome coronaire aigu. L’étude se limitait aux patients à risque cardiovasculaire bas ou intermédiaire. L’objectif principal était la survie sans infarctus à un mois. Les patients étaient randomisés avec une prise en charge incluant le scanner (deux tiers des patients) ou une prise en charge dite classique ne l’incluant pas (un tiers des patients). Les patients des deux groupes avaient des caractéristiques comparables et l’étude montrait que le taux de sortie des patients du bras scanner était significativement supérieur à celui du bras classique, que la durée de séjour était plus courte et que le taux de détection de la maladie coronaire était supérieur. »

« Dans le même temps aucun décès par infarctus n’était observé dans le bras scanner. L’étude est intéressante et fait déjà couler beaucoup d’encre dans les unités de soins intensifs cardiologiques. Elle n’est pas directement applicable en France où notre système de santé recommande une admission directe en cardiologie après prise en charge par le SAMU. On peut également critiquer au plan cardiologique le fait d’associer dans le même groupe les patients indemnes de coronaropathie et les patients atteints d’une sténose inférieure à 50 %, biais fréquent dans les études sur la maladie coronaire. Néanmoins, cette étude apporte un élément supplémentaire en faveur de la réalisation de scanners cardiaques en urgence chez des patients triés de façon professionnelle, typiquement les patients douloureux qui n’ont ni modification ECG ni élévation enzymatique. Le scanner est dans cette population un outil majeur de diagnostic différentiel entre angor instable et douleur d’origine non coronarienne. »

* SFR : Société française de radiologie. CERF : Collège des enseignants de radiologie de France.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 29/07/2012 à 20h08
Profession : Médecin
« L'étude est intéressante et ouvre la voie à une technique moins invasive pour explorer les patients à faible risque, mais il faudrait encore la situer face aux autres examens eux aussi peu ou pas invasifs, comme l'échocardio de stress ou l'épreuve d'effort non? »

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