LA RÉSECTION complète des cancers primitifs de la trachée n’est réalisable que dans moins de 60 % des cas. Cela en raison de la complexité de ces cancers, d’une part, mais aussi à cause de la difficulté que représente la reconstruction de la trachée, y compris chez les patients dont les tumeurs sont opérables. Le mauvais pronostic de ces cancers (5 % de survie à cinq ans) s’améliorerait considérablement si on disposait de substitut trachéal aux propriétés anatomiques, physiologiques et biomécaniques similaires à celles de l’organe naturel. Philip Jungebluth et coll. présentent un essai innovant dans ce domaine. Avec le Pr Paolo Macchiarini, ils avaient développé une technique de mise au point d’un greffon réalisé à partir d’une matrice décellularisée de trachée de donneur, ensemencée par (…)
Le Quotidien du Médecin
du 25/11/2011
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