AU COURS de la grossesse, la femme peut fabriquer des anticorps contre les « antigènes paternels hérités » (IPA, Inherited Paternal Antigens) du fœtus, au nombre desquels il y a des molécules HLA d’origine paternelle et, peut-être même, des antigènes onco-fœtaux. Un point important est que cette immunité anti-IPA se maintient (par le biais de cellules T mémoire) plusieurs années après l’accouchement. C’est sans doute ce qui explique les résultats d’une étude (Stern et coll., 2008) ayant montré que les greffes de cellules souches hématopoïétiques (CSH) HLA-haplo-identiques se traduisent par un taux plus faible de récidives quand les CSH viennent de la mère, que lorsque les greffons sont d’origine paternelle. Les auteurs ont voulu tester l’hypothèse d’une implication, dans cette action protectrice, (…)
Le Quotidien du Médecin
du 11/01/2012
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