Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Anévrismes de l’aorte : un gène ouvre plusieurs pistes

 10/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Des équipes françaises, en collaboration avec des Texans, montrent l’implication du gène TGF bêta-2 dans les formes familiales d’anévrisme de l’aorte.

Ce résultat est le fruit du travail de deux équipes de l’AP-HP (hôpital Bichat/Centre de référence national sur les syndromes de Marfan et apparentés et hôpital Ambroise-Paré/service de biochimie et de génétique moléculaire) et de l’INSERM (Unité 698) en collaboration avec l’équipe de Diana Milewicz au Texas.

L’anévrisme de l’aorte thoracique est le plus souvent asymptomatique jusqu’au décès par rupture. Il est donc important de le reconnaître à temps. Un examen normal ne permet pas d’éliminer définitivement le risque ; en cas de forme familiale, il est de règle de répéter les échographies pour vérifier l’absence d’apparition d’une dilatation aortique chez les individus apparentés. La prise en charge est actuellement limitée au traitement bêta-bloquant qui n’a pas démontré son efficacité en dehors du syndrome de Marfan et à la chirurgie lorsque la dilatation atteint un niveau critique.

En étudiant des familles recrutées au Centre de référence national sur les syndromes de Marfan et apparentés, dirigé par le Pr Guillaume Jondeau (hôpital Bichat) où sont réalisés le diagnostic et la surveillance des patients et de leurs familles, l’équipe du Pr Catherine Boileau (INSERM 368, hôpital Ambroise-Paré) a montré l’implication du gène qui code le TGF bêta-2, molécule normalement libérée par les cellules musculaires lisses de la paroi aortique. Les chercheurs ont montré dans 4 familles (3 françaises et une américaine) qu’une mutation « stop » de ce gène représente l’anomalie biologique initiale responsable d’anévrisme.

Ces résultats ouvrent de nouvelles possibilités diagnostiques et probablement thérapeutiques, indiquent les auteurs :

- ils permettront de développer des outils de diagnostic ou de risque de développer un anévrisme chez les membres d’une famille donnée ;

- ils pourraient aider à établir un pronostic ;

- ils ouvrent des perspectives thérapeutiques, par exemple par le biais du renforcement du TGF bêta-2.

Cette découverte devrait permettre de proposer dès maintenant un diagnostic moléculaire chez les sujets apparentés à risque dans les familles.

Signalons que ces travaux ont fait l’objet d’un dépôt de demande de brevet.

› Dr EMMANUEL DE VIEL

Catherine Boileau, Dong-Chuan Guo, Nadine Hanna, Ellen S. Regalado et coll., Nature Genetics du 8 juillet 2012.

 
Commenter
 

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.