SI L’ON SAIT que l’alcool (éthanol) module une variété de cibles moléculaires, y compris plusieurs récepteurs de neurotransmetteurs, on ignore quels sont les mécanismes neuraux qui sous-tendent son effet gratifiant et conduisent à une consommation excessive. Les études animales suggèrent que la libération d’opioïdes endogènes (ou endorphines) par l’alcool favorise la poursuite de la consommation. En effet, il a été montré chez les rongeurs que la consommation d’alcool entraîne la libération d’opioïdes endogènes ; les agonistes d’opioïdes augmentent la consommation d’alcool ; et la souris KO privée du récepteur opioïde mu (ROM) boit moins d’alcool et ne développe pas de préférence pour l’alcool. Mais qu’en est-il chez l’homme ? Pour en savoir davantage et pour déterminer où, dans le cerveau, (…)
Le Quotidien du Médecin
du 13/01/2012
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