IL Y A, au cœur de la représentation de « la Trilogie de la Villégiature » telle que la déploie délicatement Alain Françon, une scène qui dit tout l’art de Carlo Goldoni et toute la qualité de son regard sur le monde. Brigida (Elsa Lepoivre) et Paolo (Éric Ruf), les domestiques, prennent un moment de répit avec leurs camarades à l’orée de leur longue journée de travail. On apprend que, chaque matin, c’est chez l’un ou chez l’autre qu’a lieu cette délicieuse cérémonie fraternelle de partage d’un petit chocolat ou d’un petit café. Il n’y a que tendresse et estime dans cette scène superbement réglée et interprétée. Ce moment est exemplaire. Il dit l’œuvre, il dit la manière dont elle est remarquablement traduite par Myriam Tanant, elle dit la délicatesse de la manière d’Alain Françon, elle dit (…)
Le Quotidien du Médecin
du 01/02/2012
(520 mots)