AU COMMENCEMENT, il y a un livre. Bien épais. Il mêle les réflexions scientifiques et une histoire amoureuse entre un savant séducteur et une jeune veuve, écrivain. L’Anglais David Lodge a lui-même adapté pour le théâtre son roman publié en 2001. Gérald Sibleyras, auteur talentueux, a traduit la pièce. La situation dessinée par Lodge est rigide : d’un côté Ralph Messenger (Samuel Labarthe), qui, pour une de ses recherches sur le cerveau, transmet tout ce qui lui passe par la tête à un dictaphone, de l’autre Helen Reed (Isabelle Carré), invitée à donner des cours de littérature sur le campus et qui se confie à son ordinateur. Chacun parle à voix haute et nous n’ignorons rien, ainsi, de leurs « pensées secrètes ». Lui, marié, ne s’embarrasse pas ! Elle est plus réservée. Mais… Plus de sexe (…)
Le Quotidien du Médecin
du 22/02/2012
(313 mots)