BEAUCOUP de talents sont ici réunis et pourtant quelque chose n’est pas complètement heureux dans ce spectacle. On en sort mal à l’aise. On rit, parce qu’il y a beaucoup de répliques drôles, énormément d’irrésistibles moments de jeu, on rit parce que Catherine Hiegel, sérieuse, et Pierre Arditi, tout en mimiques, à l’Italienne, sont merveilleux. Dans un décor simple et harmonieux, une banquette le long d’un haut mur blanc, des effets de lumières qui donnent des couleurs tendres, les éclairs d’une télévision en marche (le seul accessoire, ici, est une « zapette »), les deux comédiens passent d’une saynète à l’autre par des noirs. Ils sont à la maison. Ils ont la soixantaine. Elle se prénomme Solange. Lui, Henri. Mais l’auteur ne les désigne pas autrement que par « Monsieur », « Madame ». Chaque (…)
Le Quotidien du Médecin
du 15/02/2012
(390 mots)