QUE CEUX qui aiment, au théâtre, comprendre exactement l’intrigue, être ému par des sentiments en lesquels on peut de projeter, des histoires claires et touchantes, que ceux-là ne se risquent pas sans réflexion au théâtre Marigny ! Le titre de la comédie de l’écrivain contemporain Rafael Spregelburd est ironique : lucide, ici, aucun des quatre protagonistes ne l’est, évidemment. S’il faut donner une idée de l’argument, disons qu’il y aurait une fille, Lucrèce (Léa Drucker), qui aurait quitté la maison de sa mère Tété (Karin Viard) quinze ans auparavant. Elle revient pour réclamer à son frère Lucas (Micha Lescot) le rein qu’elle lui aurait donné. Il ne le savait pas. Il n’y a pas de père, ici, mais tout de même un adulte (Philippe Vieux), dont on ne sait s’il est serveur dans un restaurant (…)
Le Quotidien du Médecin
du 08/02/2012
(348 mots)