On se réveille, et la réverbération de la salle de bains nous incite à pousser la chansonnette. Philosophe et romancier atypique, Vincent Delecroix cherche ici à retrouver l’origine et le sens d’un acte moins anodin qu’il y paraît et restitue les liens souvent conflictuels du chant et de la parole en Occident.
À L’ORIGINE, nous chantions. Les aèdes chantaient la poésie et les mythes fondateurs de la Grèce. Quand on se penchet sur son enfance, il y a toujours une chanson qui traîne, comme quelque Rosebud fredonnée. Parfois, trois petites notes de musique au creux du souvenir. Est-ce à dire aussi, comme le répète un adage qui sent l’hypocrisie à la Maurice Chevalier, qu’en France et ailleurs tout finit par (…)
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19/06/2012
(539 mots)
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