LE MONDE équestre est cruel, parce que, explique la réalisatrice, les chevaux de compétition coûtent très cher et que c’est un milieu qui a ses castes (les palefreniers, les grooms, les cavaliers, les entraîneurs, les compétiteurs, les propriétaires). C’est le sujet du film, dans lequel Marina Hands incarne, sous le nom de Gracieuse, une cavalière très douée, mais qui, fille de paysan, ne parvient pas à obtenir un cheval à elle. La voici embauchée comme palefrenière dans un haras de dressage, dont la propriétaire (Josiane Balasko) exploite sans pitié la renommée internationale d’un entraîneur allemand (Bruno Ganz). Tout tourne autour de la soumission. Celle du cheval à son dresseur, celle de l’entraîneur, contraint et forcé, à sa patronne, et celle que l’héroïne refuse vis-à-vis de l’un et (…)
Le Quotidien du Médecin
du 01/02/2012
(285 mots)