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Sept priorités pour la politique de santé à l’école

lequotidiendumedecin.fr 16/12/2011
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Hygiène, nutrition, éducation à la sexualité, prévention des conduites addictives et des jeux dangereux, repérage du mal-être, formation aux premiers secours : une circulaire longue et détaillée, publiée à la demande de Luc Chatel, précise, à destination des recteurs, les orientations en matière de politique éducative de santé pour les élèves.

Le ministre de l’Éducation a tenu à réaffirmer deux principes : une démarche de projet adaptée aux réalités et aux besoins locaux et la responsabilisation de l’ensemble des acteurs du système éducatif. Et pour mener des actions d’envergure, de nouvelles conventions ont été conclues avec des organismes et de grandes institutions tels que la Croix-Rouge française, la MAIF, la MGEN, le Comité national contre le tabagisme, le Planning familial.

* La circulaire définit sept priorités, qui doivent être reprises dans le projet éducatif de chaque établissement. La première est de faire acquérir aux élèves de bonnes habitudes d’hygiène de vie : rappel des « gestes-barrières », attention à la santé bucco-dentaire (plus d’un tiers des enfants sont touchés par la carie à 6 ans et près de la moitié à 12 ans), prise en compte de la question du sommeil, surtout chez les adolescents. Dans ce chapitre est rappelée la nécessité de veiller au bon état des installations sanitaires et d’avoir des produits hygiéniques adaptés.

* Deuxième priorité, l’éducation nutritionnelle et la promotion des activités physiques. Il faut notamment surveiller les enfants à risque de surpoids et d’obésité et favoriser l’accès aux points d’eau. L’opération Un fruit pour la récré engagée dans les écoles, est étendue aux collèges et lycées.

* La troisième priorité est de généraliser l’éducation à la sexualité (accès à la contraception et prévention des infections sexuellement transmissibles et de l’infection à VIH). Les trois séances annuelles prévues « doivent être résolument mises en œuvre », dit la circulaire, qui souligne l’importance de la formation des différents acteurs (des formations continues sont organisées pour les infirmières et les médecins). Une convention nationale a été passée avec le Mouvement français pour le planning familial.

* La prévention des conduites addictives est la quatrième priorité. Il faut poursuivre les séances de prévention mais aussi mettre en place, si nécessaire, une orientation par le médecin ou l’infirmière.

* Cinquième point, la prévention des jeux dangereux, en visant « l’éradication de toutes les pratiques rassemblées sous ce vocable, qu’il s’agisse de pratiques de non-oxygénation, de strangulation, de suffocation, ou encore de jeux tels que "le petit pont massacreur", "le jeu de la tomate" et autres ». Là encore, il est prévu de renforcer la formation des personnes ressources, comme les médecins.

* Le repérage des signes d’alerte témoignant du mal-être est une autre priorité. Un référentiel de formation à l’usage des médecins de première ligne a été élaboré avec la Société française de psychiatrie et la Direction générale de psychiatrie et a permis de mettre en œuvre un plan de formation en trois ans pour des équipes associant médecins de l’Éducation nationale, de la PMI, pédiatres et généralistes. Deux guides doivent par ailleurs permettre de reconnaître et prévenir le harcèlement et le cyberharcèlement entre élèves.

* Enfin, la dernière priorité est de renforcer l’éducation à la responsabilité face aux risques, concrètement de former aux premiers secours.

› RENÉE CARTON

 
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