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Épinal : deux radiothérapeutes jugés pour homicide involontaire

 06/01/2012
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Les deux radiothérapeutes initialement mis en examen en 2008 pour homicide involontaire dans l’affaire des surirradiés de l’hôpital d’Épinal ont été renvoyés en correctionnelle pour ce chef d’inculpation par les juges d’instruction du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, et ce contre l’avis du parquet qui avait uniquement requis en décembre dernier un renvoi en correctionnelle pour « omission de porter secours ». L’hôpital d’Épinal en tant que personne morale, sa directrice, le directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation de Lorraine et la directrice de la Ddass de l’époque, mis en examen en 2009 pour « omission de porter secours » ont par ailleurs été renvoyés en correctionnelle par les juges d’instruction pour ce même motif. Entre 1987 et 2006, au moins 5 500 patients ont été victimes de surrirradiation au centre hospitalier Jean-Monnet d’Épinal. Parmi ces personnes, 24 ont été très fortement irradiées entre mai 2004 et août 2005 dans le cadre d’un traitement d’un cancer de la prostate et au moins 5 d’entre elles sont décédées des suites des surdoses. En 2007, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en évidence des défaillances à répétition dans l’utilisation du matériel de radiothérapie, à l’origine de ces surrirradiations. L’absence de réaction des autorités de tutelle en début de l’affaire a également été pointée du doigt.

› D. B (avec AFP)

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 07/01/2012 à 19h19
Profession : Médecin
« Et le ministre de la santé ? »
Le 06/01/2012 à 18h53
Profession : Médecin
« Cette affaire démontre l'absurdité des choses car elle a mis en cause 2 de nos confrères radiologues qui ne sont pas responsables du contrôle des éventuelles complications induites par la radiothérapie ou la chimiothérapie. C'est le domaine des médecins responsables de soins de support d'hémato-oncologie (SSHO). Or, souvent arguant les problèmes du budget, la direction des hôpitaux, les DRH n'embauchent pas de médecins SSHO ! Ce sont eux les vrais responsables de cette triste affaire. »

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