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Don de sang : le Défenseur des droits contre l’interdiction faite aux homosexuels

 08/12/2011
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Dominique Baudis, le nouveau Défenseur des droits, a rappelé, sur Europe 1, l’opposition de son institution à l’exclusion des homosexuels du don de sang, opposition déjà formulée dans un éditorial publié sur le site www.defenseursdesdroits.fr, à la veille de la Journée mondiale du sida.

Il y relevait « qu’en France, même, le don du sang demeure interdit aux hommes homosexuels du seul fait de leur orientation sexuelle et ce, quel que soit leur comportement sexuel ». Le droit communautaire, précisait-il, justifie les exclusions du don de sang des personnes présentant un risque élevé de contracter de graves maladies infectieuses « en raison du comportement sexuel » de celles-ci et « non en fonction de leur orientation sexuelle ».

Comme l’avait déjà demandé la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, aujourd’hui intégrée dans l’institution Défenseur des droits) en février 2006, et comme c’est déjà le cas en Italie, en Espagne ou au Portugal et, depuis peu, en Grande-Bretagne, la France « devrait à son tour limiter les restrictions de dons aux seules personnes, hommes ou femmes, présentant un risque accru du fait exclusif de comportements sexuels à risque ».

Aujourd’hui, Dominique Baudis, l’a clairement réaffirmé : cette mise à l’écart du don est une « discrimination ». Un homosexuel « qui prend toutes les précautions nécessaires, qui a une vie stable, voire qui est abstinent sur le plan sexuel, au nom de quoi serait-il exclu du don du sang ? », demande-t-il.

› Dr L. A.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 09/12/2011 à 19h53
Profession : Médecin
« La vie sexuelle "stable" d'un hétérosexuel repose elle aussi uniquement sur l'interrogatoire. On connaît tous des patients hétérosexuels multipartenaire. Il faut réaffirmer une démarche clinique et maintenant biologique plutôt que purement épidémiologique. »
Le 09/12/2011 à 00h10
Profession : Auxiliaire Pharmacie
« Ce n'est pas tant le virus du sida qui est concerné que d'autres agents pathogènes transmissibles par le sang et encore inconnus à ce jour. Les échanges mondialisés favorisent les recombinaisons génétiques et nul ne peut connaître les virus de demain. Le comportement des homosexuels souvent à partenaires occasionnels ou multiples comportent un risque de dissémination d'un tel nouvel agent que personne ne saura détecter ? Veut-on rééditer les mêmes erreurs que celle commises pour le sang contaminé ? »
Le 08/12/2011 à 18h40
« J'ai travaillé à l'EFS, comme médecin,et j'ai dû refuser des donneurs homosexuels, qui avaient "une sexualité parfaitement stable". Le VRAI problème réside dans le fait qu'on s'appuie sur des dires, et pas sur une vérité constatée. Je pense que maintenant, avec des tests biologiques, on est en capacité de dire si le sang est contaminé ou pas, à 8 jours il me semble... Donc, comme on conserve le sang 42 jours environ... L'équation est faite. »

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