Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Boissons énergisantes : un procès en vue contre la taurine

 02/07/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

L’enquête sur la mort d’un adolescent de 15 ans qui aurait trop consommé de boisson énergisante, décédé après une course à pied dans l’Oise, vient d’être rouverte par un juge d’instruction de Senlis. Cette réouverture fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en 2011, au nom de la famille de l’adolescent, auprès du doyen des juges d’instruction de Senlis, a précisé l’avocat de la famille de la victime, Me Hubert Delarue.

Une première enquête pour recherches de la mort avait conclu à un décès par mort naturelle, les premières expertises sanguines n’ayant relevé ni traces de stupéfiants ou d’alcool. « Il n’y avait pas d’investigation poussée du côté de la taurine », présente dans les boissons énergisantes, selon l’avocat. « Un expert a, dans un rapport déposé il y a environ deux mois, considéré qu’il y avait un taux de taurine considérablement supérieur à celui qu’on peut avoir habituellement, c’est-à-dire 300 nanogrammes contre environ 3,14 habituellement », a-t-il expliqué. « J’ai demandé un complément d’expertise au juge, qui a nommé un expert cardiologue », a précisé l’avocat, ajoutant que le rapport devrait être remis « après l’été ».

« Si l’expert considère que la taurine, et donc le Red Bull, est à l’origine du décès de ce garçon, ça pourra me conduire à solliciter la mise en examen des mandataires sociaux de cette entreprise », a déclaré Me Hubert Delarue. Ce dernier a affirmé que « les responsabilités étaient également recherchées du côté des organisateurs de la course (...), les consignes de sécurité, notamment médicales, n’auraient pas été scrupuleusement respectées ». « Les secours seraient intervenus de manière assez tardive. Cela pourrait avoir contribué au décès de ce jeune homme, indépendamment d’une ingestion manifestement excessive de ce produit qui serait le Red Bull », a poursuivi l’avocat.

Une alerte fructueuse

La ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a souhaité, début juin, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) renforce sa vigilance sur les boissons « énergisantes », après le signalement d’effets indésirables« suspectés » d’être liés à leur consommation. « Notre appel aux professionnels est déjà fructueux : il a suscité plusieurs signalements d’effets indésirables et a alerté les consommateurs », indique l’ANSES au « Quotidien ».

En attendant, accentuer la confusion entre boisson énergisante et boisson reconstituante « ne paraît

pas très cohérent », souligne la Fédération addiction. Si l’une apporte au sportif les éléments naturels dépensés dans l’effort, l’autre apporte un supplément d’énergie, précise la Fédération qui réclame une politique d’éducation préventive et de réduction des risques « adaptée à la société addictogène qui est la nôtre ».

› STÉPHANIE HASENDAHL

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 03/07/2012 à 11h53
Profession : Médecin
« Il faudra un jour plutôt responsabiliser les consommateurs : à quand un procès contre les vignerons après le décès d'une personne qui s'est alcoolisée à l'excès ? »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep9.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Avez-vous déjà été menacé par un patient ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.