En soi, l’affaire peut sembler à un médecin employeur bien éloignée de ses préoccupations quotidiennes. Pour autant, cette décision souligne l’importance de la rédaction de la lettre de licenciement qui fixe les limites du litige… et la nécessité pour un employeur de bien faire attention aux termes qu’ils utilisent et d’éviter toute allusion ou référence au sexe. Dans cette affaire, la question n’aura finalement pas seulement été de savoir si un salarié, chef de rang dans un restaurant gastronomique, pouvait être licencié parce qu’il a refusé d’ôter ses boucles d’oreilles pendant le service. Car le Code du travail prévoit que des restrictions peuvent être apportées à la liberté individuelle du salarié, notamment celle de se vêtir, si elles sont justifiées par la nature des tâches à accomplir (…)
Le Quotidien du Médecin
du 15/02/2012
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