Comment recevoir un patient professionnel de santé ? - Bien gérer vos consultations aujourd'hui

Comment recevoir un patient professionnel de santé ?

25.11.2016

État des lieux

Face à un patient professionnel de santé, il est pour certains délicat de trouver le juste mode relationnel, avec un risque de défaut d’implication, qu’il s’agisse d’un « copinage », d’un manque d’engagement dans la relation, ou encore d’une brusquerie dans les révélations diagnostiques.

Face à un patient professionnel de santé, il est pour certains délicat de trouver le juste mode relationnel, avec un risque de défaut d’implication, qu’il s’agisse d’un « copinage », d’un manque d’engagement dans la relation, ou encore d’une brusquerie dans les révélations diagnostiques.

Nous ne devons pas oublier que le patient soignant est avant tout un patient, venu solliciter notre aide. Le « copinage » n’est pas compatible avec la relation de soins, qui doit rester asymétrique : le patient, quelle que soit sa profession, est en demande et le thérapeute en situation de responsabilité. Ainsi, un travail personnel de « décalage » est-il nécessaire afin de parvenir à la rencontre de l’autre, à entendre sa souffrance, à humaniser la relation tout en la dépouillant de nos propres affects vis-à-vis d’un confrère. Il peut même être utile de formaliser un recadrage si le patient tente d’instaurer un tel copinage qui lui serait préjudiciable.

Il ne faut pas non plus présumer de ses connaissances ou de sa compréhension : selon son niveau de connaissances, la compréhension des termes techniques peut être facilitée, mais il est nécessaire de s’en assurer et de prodiguer autant d’écoute qu’avec un patient non « éclairé ». Il ne faut pas oublier, non plus, qu’un soignant peut vouloir rester dans l’ignorance, voire être dans un véritable déni, comme tout autre malade. Dans tous les cas, il faudra prendre appui sur la demande, faire éclore une prise de conscience, et ce avec la même délicatesse que pour un patient « non sachant ».
 

Que doit payer le patient confrère ?
Il était autrefois d’usage de ne pas demander d’honoraires aux confrères. Depuis la généralisation de la couverture sociale, cet usage a évolué pour beaucoup vers la facturation du tarif conventionné. Certains pratiquent leur dépassement habituel. Après tout, on a le droit de penser que la confraternité n’exige pas de faire des cadeaux aux mutuelles et que, par ailleurs, ne pas susciter de copinage peut intégrer une implication financière. S’enquérir de la couverture sociale et des ressources, comme pour tout autre patient, semble alors un minimum. Offrir nos soins aux étudiants en médecine peut relever d’une exemplarité formatrice. À chacun d’en juger en son âme et conscience.

 


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