AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable, boîte de 30
Dernière révision : 07/01/2026
Taux de TVA : 2.1%
Prix de vente : 13,23 €
Taux remboursement SS : 65%
Base remboursement SS : 13,23 €
Laboratoire exploitant : VIATRIS SANTE
AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable est indiqué pour le traitement des troubles schizophréniques aigus et chroniques avec :
- symptômes positifs (tels que idées délirantes, hallucinations, troubles de la pensée, hostilité, comportement soupçonneux), et/ou
- symptômes négatifs (syndrome déficitaire) tels qu'émoussement des affects, retrait émotionnel et social.
Ceci inclut les patients chez qui les symptômes négatifs sont prédominants.
- Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Liste des excipients.
- Présence concomitante d'une tumeur dépendante à la prolactine (par exemple prolactinome de la glande hypophyse ou cancer du sein).
- Des accidents hypertensifs graves ont été signalés chez les porteurs de phéochromocytome avec des médicaments antidopaminergiques dont certains benzamides ; il est donc prudent de s'abstenir de prescrire ce produit chez les porteurs, connus ou suspectés, de phéochromocytome.
- Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
- En association avec la lévodopa (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
- En association avec les médicaments suivants qui peuvent induire une torsade de pointe (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions) :
- Les dopaminergiques hors Parkinson (cabergoline, quinagolide),
- Le citalopram, l'escitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine, la pipéraquine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
- Anti-arythmiques de classe Ia comme la quinidine et le disopyramide.
- Anti-arythmiques de classe III comme l'amiodarone et le sotalol.
- D'autres médicaments comme le bépridil, le cisapride, le sultopride, la thioridazine, la méthadone, l'érythromycine (par voie intraveineuse), la vincamine (par voie intraveineuse), l'halofantrine, la pentamidine, la sparfloxacine, les antifongiques azolés.
Hépatotoxicité
Une toxicité hépatique sévère a été rapportée avec l'utilisation d'amisulpride. Les patients doivent être informés de la nécessité de signaler immédiatement à un médecin les signes tels que l'asthénie, l'anorexie, les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales ou l'ictère. Des investigations comprenant un examen clinique et une évaluation biologique de la fonction hépatique doivent être entreprises immédiatement (voir rubrique Effets indésirables).
Syndrome malin des neuroleptiques potentiellement mortel
Comme avec les autres neuroleptiques, un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) peut survenir. Cette affection se caractérise par une forte fièvre, une rigidité musculaire, un dysfonctionnement autonome, une altération de la conscience, une rhabdomyolyse et des valeurs élevées de créatinine phosphokinase (CPK), et elle est potentiellement mortelle. Si un patient développe des signes et symptômes évoquant un SMN ou présente une hyperthermie inexpliquée, en particulier à des doses quotidiennes élevées, tout traitement antipsychotique, dont l'amisulpride, doit être interrompu.
Une rhabdomyolyse a également été observée chez des patients sans syndrome malin des neuroleptiques.
Allongement de l'intervalle QT
L'amisulpride prolonge de façon dose-dépendante l'intervalle QT (voir rubrique Effets indésirables). Cet effet est connu pour potentialiser le risque de survenue d'arythmie ventriculaire grave telle que les torsades de pointe. Avant toute administration, et lorsque la situation clinique du patient le permet, il est recommandé d'exclure les facteurs suivants pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme :
- bradycardie inférieure à 55 battements par minute (bpm),
- maladie cardiaque ou antécédents familiaux de mort subite ou d'allongement de l'intervalle QT,
- déséquilibre des électrolytes, en particulier une hypokaliémie,
- allongement congénital de l'intervalle QT.
- traitement en cours avec un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 bpm), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, ou un allongement de l'intervalle QT (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial de tous les patients devant être traités, spécialement chez les patients âgés et les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de maladie cardiaque ou des anomalies à l'examen cardiaque initial. Pendant le traitement, la nécessité d'effectuer un ECG de contrôle (par exemple lors d'une augmentation de dose) doit être évaluée de façon individuelle. La dose d'amisulpride doit être diminuée si l'intervalle QT est allongé, et doit être interrompue si l'intervalle QTc est supérieur à 500 ms.
Un contrôle périodique des électrolytes est recommandé en particulier si le patient prend des diurétiques ou en cas de maladie intercurrente.
L'usage concomitant d'antipsychotiques doit être évité (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).
Accident vasculaire cérébral
Des essais cliniques randomisés versus placebo réalisés chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, ont permis d'observer un risque 3 fois plus élevé d'accident vasculaire cérébral. Le mécanisme de cette élévation du risque est inconnu. Une élévation du risque avec d'autres antipsychotiques ou chez d'autres populations de patients ne peut être exclue. Amisulpride doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.
Patients âgés atteints de démence
Les patients âgés souffrant de psychose associée à une démence et traités par antipsychotiques ont un risque de mortalité augmenté. Les analyses de 17 études contrôlées versus placebo (durée moyenne de 10 semaines), réalisées chez des patients prenant majoritairement des antipsychotiques atypiques, ont mis en évidence un risque de mortalité 1,6 à 1,7 fois plus élevé chez les patients traités par ces médicaments comparativement au placebo. Au cours d'un essai contrôlé d'une durée typique de 10 semaines, le taux de mortalité a été de 4,5 % dans le groupe de patients traités comparé à 2,6 % dans le groupe placebo.
Bien que les causes de décès dans les essais cliniques avec les antipsychotiques atypiques aient été variées, la plupart de ces décès semblait être soit d'origine cardiovasculaire (par exemple insuffisance cardiaque, mort subite) soit d'origine infectieuse (par exemple pneumonie). Des études observationnelles suggèrent que, comme avec les antipsychotiques atypiques, le traitement avec les antipsychotiques classiques peut augmenter la mortalité.
On ne sait pas clairement dans quelle mesure l'augmentation du taux de mortalité relevée dans les études observationnelles peut être attribuée aux antipsychotiques ou à certaines caractéristiques propres aux patients.
Thrombo-embolie veineuse
Des cas de thrombo-embolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par des antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque possibles de survenue de TEV doivent être identifiés avant et au cours du traitement par AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable et des mesures préventives doivent être prises.
Cancer du sein
L'amisulpride peut augmenter les taux de prolactine. Dès lors, la prudence est de mise et les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein doivent être étroitement suivis lors du traitement par l'amisulpride.
Hyperglycémie/syndrome métabolique
Des cas d'hyperglycémie ont été rapportés chez des patients traités par des antipsychotiques atypiques, incluant l'amisulpride ; en conséquence les patients ayant fait l'objet d'un diagnostic confirmé de diabète sucré ou présentant des facteurs de risque de diabète, qui débutent un traitement par amisulpride, doivent faire l'objet d'une surveillance glycémique appropriée.
Convulsion
L'amisulpride peut diminuer le seuil épileptogène. Ainsi les patients ayant des antécédents de crises convulsives doivent être étroitement surveillés lors du traitement par l'amisulpride.
Populations particulières
L'amisulpride est éliminé par voie rénale. En cas d'insuffisance rénale, la dose devra être diminuée ou un traitement par intermittence devra être considéré (voir rubrique Posologie et mode d'administration).
Chez les patients âgés, l'amisulpride, comme les autres neuroleptiques, doit être utilisé avec une précaution particulière en raison du risque d'hypotension et de sédation. Une diminution de la dose peut aussi être nécessaire en raison d'une insuffisance rénale.
Comme tout autre agent antidopaminergique, l'amisulpride doit être prescrit avec précaution chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, en raison d'un risque de détérioration de la maladie. L'amisulpride ne devra être utilisé que si le traitement neuroleptique ne peut être évité.
Syndrome de sevrage
Des syndromes de sevrage, incluant des nausées, des vomissements et une insomnie, ont été décrits après un arrêt brutal de doses élevées d'antipsychotiques. Une réapparition des symptômes psychotiques peut également survenir et la survenue de mouvements involontaires (tels que akathisie, dystonie et dyskinésie) ont été rapportés avec l'amisulpride. Par conséquent, un arrêt progressif de l'amisulpride est conseillé.
Hyperprolactinémie
L'amisulpride peut augmenter les taux de prolactine (voir rubrique Effets indésirables). Les patients ayant des antécédents d'hyperprolactinémie et/ou de tumeur potentiellement prolactinodépendante doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par amisulpride (voir rubrique Contre-indications).
Tumeur hypophysaire bénigne
L'amisulpride peut augmenter les taux de prolactine. Des cas de tumeurs bénignes hypophysaires tels que des prolactinomes ont été observés pendant un traitement par amisulpride (voir rubrique Effets indésirables). En cas de taux très élevés de prolactine ou de signes cliniques de tumeur hypophysaire (tels que troubles du champ visuel et céphalées), une investigation par imagerie médicale doit être réalisée. Si le diagnostic de tumeur hypophysaire est confirmé, le traitement par amisulpride doit être arrêté (voir rubrique Contre-indications).
Autres
Des cas de leucopénie, neutropénie et agranulocytose ont été rapportés avec les antipsychotiques dont l'amisulpride. Des infections inexpliquées ou de la fièvre inexpliquée peuvent être révélateurs d'une dyscrasie sanguine (voir rubrique Effets indésirables) et nécessiter la réalisation de bilans hématologiques immédiats.
AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable contient du lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Les effets indésirables ont été classés par ordre de fréquence en utilisant la convention suivante :
Très fréquent (≥ 1/10) ;
Fréquent (≥ 1/100 < 1/10) ;
Peu fréquent (≥ 1/1 000 < 1/100) ;
Rare (≥ 1/10 000 < 1/1 000) ;
Très rare (< 1/10 000) ;
Fréquence Indéterminée (ne peut être estimée avec les données disponibles).
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Classe de systèmes d'organes |
Fréquence |
Effet indésirable |
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Troubles hématologiques et du système lymphatique |
Peu fréquent |
Leucopénie, neutropénie (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) |
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Rare |
Agranulocytose (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) |
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Troubles du système immunitaire |
Peu fréquent |
Réactions allergiques |
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Troubles endocriniens |
Fréquent |
Augmentation des taux plasmatiques de prolactine, laquelle est réversible à l'arrêt du traitement par l'amisulpride. Ceci peut entraîner : • une galactorrhée, • une aménorrhée ou des troubles menstruels, • une gynécomastie, • des douleurs au niveau des seins ou un gonflement mammaire, • un dysfonctionnement érectile. |
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Rare |
Tumeur bénigne de l'hypophyse tel qu'un prolactinome (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Peu fréquent |
Hyperglycémie (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi), hypertriglycéridémie et hypercholestérolémie |
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Rare |
Hyponatrémie Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH) |
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Troubles psychiatriques |
Fréquent |
Insomnie Anxiété Agitation Dysfonction orgasmique |
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Peu fréquent |
Confusion |
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Troubles du système nerveux |
Très fréquent |
Des symptômes extrapyramidaux¹ peuvent apparaître : • tremblements, • rigidité, • hypokinésie, • hypersalivation, • akathisie, • dyskinésies. |
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Fréquent |
Une dystonie aiguë (torticolis spasmodique, crises oculogyres, trismus) peut apparaître.² Somnolence |
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Peu fréquent |
Des dyskinésies tardives caractérisées par des mouvements rythmiques, involontaires principalement de la langue et/ou du visage ont été rapportées, habituellement après une administration prolongée.³ Crises convulsives |
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Rare |
Syndrome malin des neuroleptiques (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi), qui est une complication potentiellement fatale |
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Fréquence indéterminée |
Syndrome des jambes sans repos. |
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Troubles oculaires |
Fréquent |
Vision trouble (voir rubrique Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines) |
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Troubles cardiaques |
Peu fréquent |
Bradycardie |
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Rare |
Allongement de l'intervalle QT, arythmies ventriculaires telles que torsades de pointe, tachycardie ventriculaire, pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque, mort subite (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) |
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Troubles vasculaires |
Fréquent |
Hypotension |
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Peu fréquent |
Augmentation de la pression artérielle |
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Rare |
Thromboembolies veineuses, y compris des cas d'embolies pulmonaires, parfois fatales et de thromboses veineuses profondes (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi) |
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Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux |
Peu fréquent |
Congestion nasale Pneumonie d'inhalation (principalement en association avec les autres antipsychotiques et les médicaments dépresseurs du système nerveux central) |
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Troubles gastro-intestinaux |
Fréquent |
Constipation Nausées Vomissements Sécheresse de la bouche |
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Troubles hépatobiliaires |
Peu fréquent |
Lésion hépatocellulaire |
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Troubles de la peau et du tissu sous-cutané |
Rare |
Angioœdème Urticaire |
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Fréquence indéterminée |
Réaction de photosensibilité |
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Troubles musculo-squelettiques et systémiques |
Peu fréquent |
Ostéopénie Ostéoporose |
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Fréquence indéterminée |
Rhabdomyolyse |
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Troubles rénaux et urinaires |
Peu fréquent |
Rétention urinaire |
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Troubles gravidiques, puerpérales et périnatales |
Indéterminée |
Syndrome de sevrage néonatal (voir rubrique Fertilité, grossesse et allaitement) |
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Investigations |
Fréquent |
Prise de poids |
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Peu fréquent |
Élévations des enzymes hépatiques, principalement des transaminases |
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Fréquence indéterminée |
Augmentation de la créatine phosphokinase sanguine. |
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Lésions, intoxications et complications d'interventions |
Fréquence indéterminée |
Chute résultant d'effets indésirables compromettant l'équilibre du corps. |
¹ Ces symptômes sont généralement légers aux doses optimales et sont partiellement réversibles, sans arrêt de l'amisulpride, avec un traitement antiparkinsonien. La fréquence des symptômes extrapyramidaux qui sont dose-dépendants, reste très faible chez les patients qui présentent des symptômes négatifs prédominants recevant des doses entre 50 et 300 mg/j.
² Elle est réversible sans arrêt du traitement avec un traitement antiparkinsonien.
³ Les médicaments antiparkinsoniens ne doivent pas être utilisés car ils sont inefficaces et peuvent provoquer une aggravation des symptômes.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
AVANT
LE TRAITEMENT :
- S'assurer de l'absence de facteurs pouvant favoriser la
survenue de troubles du rythme ventriculaire graves :
. bradycardie inférieure à 55 battements par minute ;
. maladie cardiaque ou antécédents familiaux de mort subite ou d'allongement de l'intervalle QT ;
. déséquilibre des électrolytes, en particulier une hypokaliémie ;
. allongement congénital de l'intervalle QT ;
. traitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une
bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie,
un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de
l'intervalle QTc.
- Effectuer un ECG dans le bilan initial de tous les patients.
- Identifier tous les facteurs de risque possibles de survenue de thrombo-embolie veineuse et prendre des mesures préventives le cas
échéant.
SURVEILLANCE DU TRAITEMENT :
- Surveillances par ECG,
notamment lors de l'augmentation des doses, et évaluées sur une base
individuelle du patient.
- Contrôle périodique des électrolytes notamment en cas de maladie intercurrente.
- Identifier tous les facteurs de risque possibles de survenue de thrombo-embolie veineuse et prendre des mesures préventives le cas
échéant.
-
Informer le patient de la nécessité de signaler immédiatement tout signe de
toxicité hépatique.
NOUVEAU-NE de mère traitée :
Les nouveau-nés exposés au cours du troisième trimestre de la
grossesse, présentent un risque d'événements indésirables incluant des
symptômes extrapyramidaux et/ou de sevrage, pouvant varier en terme de
sévérité et de durée après la naissance. Les réactions suivantes ont
été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements,
somnolence, détresse respiratoire ou troubles de l'alimentation. En
conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
CONTACTER UN MÉDECIN ou ALLER IMMÉDIATEMENT à L'HÔPITAL
en cas de :
- réaction allergique grave (éruption cutanée grumeleuse et qui démange, difficulté pour avaler ou respirer, gonflement du visage, des lèvres, de la gorge ou de la langue),
- convulsion (épilepsie),
- infections plus fréquentes que d'habitude, avec de la fièvre, des maux de gorge ou des ulcères de la bouche.
- fièvre, transpiration, rigidité musculaire, battements rapides du cœur, respiration accélérée, sensation de confusion, somnolence ou agitation.
- troubles du rythme cardiaque, battements très rapides du cœur ou douleurs dans la poitrine pouvant entraîner une crise cardiaque ou un problème cardiaque menaçant le pronostic vital.
- des caillots sanguins veineux, particulièrement au niveau des jambes (les symptômes incluent gonflement, douleur et rougeur au niveau de la jambe) pouvant se déplacer via les vaisseaux sanguins jusqu'aux poumons et provoquer une douleur dans la poitrine et une difficulté à respirer.
- sensation de malaise, de confusion ou de faiblesse, envie de vomir (nausées), perte d'appétit, irritabilité.
CONSULTER IMMÉDIATEMENT UN MÉDECIN en cas de :
- fatigue, perte d'appétit, nausées, vomissements, douleurs abdominales ou coloration jaune des yeux ou de la peau.
- tremblements, rigidité musculaire ou spasme, mouvement ralenti, salivation excessive ou agitation.
- mouvements incontrôlés, principalement de la tête, du cou, de la mâchoire, des yeux, du visage ou de la langue.
- ostéoporose (affection, lorsque les os sont plus cassants) ou ostéopénie (fragilité des os).
- pneumonie d'inhalation (un type d'infection pulmonaire qui se produit lorsque la nourriture, la salive, les liquides ou le vomi sont inhalés dans les poumons ou les voies aériennes menant au poumon au lieu d'être avalés dans l'œsophage et l'estomac.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, vision trouble).
ÉVITER la consommation de boissons alcoolisées et la prise de médicaments contenant de l'alcool pendant le traitement.
NE PAS ARRÊTER BRUTALEMENT ce médicament : risque d'apparition d'un phénomène de sevrage (apparition de signes tels qu'insomnie, nausées, vomissement, mouvements anormaux et la réapparition de troubles psychotiques).
- réaction allergique grave (éruption cutanée grumeleuse et qui démange, difficulté pour avaler ou respirer, gonflement du visage, des lèvres, de la gorge ou de la langue),
- convulsion (épilepsie),
- infections plus fréquentes que d'habitude, avec de la fièvre, des maux de gorge ou des ulcères de la bouche.
- fièvre, transpiration, rigidité musculaire, battements rapides du cœur, respiration accélérée, sensation de confusion, somnolence ou agitation.
- troubles du rythme cardiaque, battements très rapides du cœur ou douleurs dans la poitrine pouvant entraîner une crise cardiaque ou un problème cardiaque menaçant le pronostic vital.
- des caillots sanguins veineux, particulièrement au niveau des jambes (les symptômes incluent gonflement, douleur et rougeur au niveau de la jambe) pouvant se déplacer via les vaisseaux sanguins jusqu'aux poumons et provoquer une douleur dans la poitrine et une difficulté à respirer.
- sensation de malaise, de confusion ou de faiblesse, envie de vomir (nausées), perte d'appétit, irritabilité.
CONSULTER IMMÉDIATEMENT UN MÉDECIN en cas de :
- fatigue, perte d'appétit, nausées, vomissements, douleurs abdominales ou coloration jaune des yeux ou de la peau.
- tremblements, rigidité musculaire ou spasme, mouvement ralenti, salivation excessive ou agitation.
- mouvements incontrôlés, principalement de la tête, du cou, de la mâchoire, des yeux, du visage ou de la langue.
- ostéoporose (affection, lorsque les os sont plus cassants) ou ostéopénie (fragilité des os).
- pneumonie d'inhalation (un type d'infection pulmonaire qui se produit lorsque la nourriture, la salive, les liquides ou le vomi sont inhalés dans les poumons ou les voies aériennes menant au poumon au lieu d'être avalés dans l'œsophage et l'estomac.
PRUDENCE en cas de conduite de véhicules ou d'utilisation de machines (somnolence, vision trouble).
ÉVITER la consommation de boissons alcoolisées et la prise de médicaments contenant de l'alcool pendant le traitement.
NE PAS ARRÊTER BRUTALEMENT ce médicament : risque d'apparition d'un phénomène de sevrage (apparition de signes tels qu'insomnie, nausées, vomissement, mouvements anormaux et la réapparition de troubles psychotiques).
Grossesse
Les données sur l'utilisation de l'amisulpride sur la femme enceinte sont limitées. La sécurité d'emploi de l'amisulpride pendant la grossesse n'a pas été établie.
L'utilisation de l'amisulpride n'est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception efficace sauf si les bénéfices attendus justifient les risques potentiels encourus.
L'amisulpride traverse le placenta.
Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (voir rubrique Données de sécurité préclinique).
Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (incluant l'amisulpride) au cours du troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque d'événements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance (voir rubrique Effets indésirables). Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire ou troubles de l'alimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés.
Allaitement
L'amisulpride est excrété dans le lait maternel en quantité assez importante, dépassant dans certains cas la valeur acceptée de 10% de la posologie ajustée en fonction du poids de la mère, mais les concentrations dans le sang chez les nourrissons nourris au sein n'ont pas été évaluées. Les informations sur les effets de l'amisulpride chez les nouveau-nés / nourrissons sont insuffisantes.
Il faut décider d'interrompre l'allaitement ou de ne pas prendre d'amisulpride en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.
Fertilité
Une diminution de la fertilité liée aux effets pharmacologiques du médicament (effet dépendant de la prolactine) a été observée chez les animaux traités.
+ Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des opioïdes (antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), du baclofène et du thalidomide.
L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale.
Toutefois certains d'entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s'agit de la méthadone, de l'hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) et des neuroleptiques.
Cependant, le citalopram, l'escitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes.
Tableau 1 : Associations contre-indiquées
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Médicaments |
Interaction |
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Dopaminergiques non utilisés pour la maladie de Parkinson (cabergoline, quinagolide) |
Antagonisme réciproque entre l'agoniste dopaminergique et les neuroleptiques. |
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Citalopram, escitalopram, dompéridone, hydroxyzine, pipéraquine |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. |
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Antiarythmiques de classe Ia tels que la quinidine, l'hydroquinidine et le disopyramide Antiarythmiques de classe III tels que l'amiodarone, la dronédarone, le dofétilide, l'ibutilide et le sotalol Autres médicaments tels que le bépridil, le cisapride, le sultopride, la thioridazine, la méthadone, l'érythromycine (voie intraveineuse), la vincamine (voie intraveineuse), l'halofantrine, la pentamidine, la sparfloxacine et les antifongiques azolés |
Médicaments susceptibles d'induire des torsades de pointes. |
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Lévodopa |
Il existe un antagonisme réciproque des effets entre la lévodopa et les neuroleptiques. L'amisulpride peut s'opposer à l'effet des agonistes dopaminergiques, comme la bromocriptine et le ropinirole. |
Tableau 2 : Associations déconseillées
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Médicaments |
Interaction |
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Antiparasitaires : chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Si possible, interrompre l'un des deux traitements. Si l'association est inévitable, un contrôle préalable de l'intervalle QT et une surveillance ECG sont nécessaires. |
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Agents dopaminergiques antiparkinsoniens : amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, sélégiline et tolcapone |
Antagonisme réciproque entre les agents dopaminergiques et les neuroleptiques. Les agents dopaminergiques peuvent provoquer ou aggraver des troubles psychotiques. Si un traitement neuroleptique est nécessaire chez un patient parkinsonien traité par dopaminergiques, la posologie de ces derniers doit être diminuée progressivement jusqu'à leur arrêt (un arrêt brutal expose le patient à un risque de syndrome malin des neuroleptiques). |
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Composés arsenicaux : diphémanil, dolasétron intraveineux, érythromycine intraveineuse, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, prucalopride, vincamine intraveineuse, moxifloxacine, spiramycine intraveineuse, torémifène, vandétanib |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. |
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Neuroleptiques : chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupenthixol, fluphénazine, lévomépromazine, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, sultopride, tiapride, zuclopenthixol |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. |
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Oxybate de sodium |
Augmentation de la dépression du système nerveux central. Les troubles de l'attention peuvent rendre dangereuse la conduite automobile et l'utilisation de machines. |
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Hydroxychloroquine |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. |
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Médicaments bradycardisants tels que les bêta-bloquants, les inhibiteurs calciques bradycardisants comme le diltiazem et le vérapamil, la clonidine, la guanfacine et la digitaline Médicaments induisant une hypokaliémie ou un déséquilibre électrolytique : diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, amphotéricine B (voie intraveineuse), glucocorticoïdes et tétracosactides. L'hypokaliémie doit être corrigée. Antipsychotiques tels que le pimozide et l'halopéridol Antidépresseurs de type imipramine Lithium Certains antihistaminiques tels que l'astémizole et la terfénadine Méfloquine |
Médicaments susceptibles d'augmenter le risque de torsades de pointes ou de prolonger l'intervalle QT. |
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Alcool |
L'amisulpride peut potentialiser les effets de l'alcool. Par conséquent, la consommation d'alcool est déconseillée pendant le traitement. L'alcool augmente l'effet sédatif de ces substances. Une altération de l'attention peut rendre la conduite et l'utilisation de machines dangereuses. Évitez les boissons alcoolisées et les médicaments contenant de l'alcool. |
Tableau 3 : Associations faisant l'objet de précautions d'emploi
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Médicaments
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Interaction et recommandations de surveillance |
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Anagrélide |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant le traitement combiné. |
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Azithromycine, ciprofloxacine, clarithromycine, lévofloxacine, norfloxacine et roxithromycine |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant le traitement combiné. |
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Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol et nébivolol) |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. De plus, effet vasodilatateur et risque d'hypotension, en particulier orthostatique (effet additif). Surveillance clinique et électrocardiographique. |
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Médicaments induisant une bradycardie (en particulier les antiarythmiques de classe Ia, les bêta-bloquants, certains antiarythmiques de classe III, certains inhibiteurs calciques, les glycosides cardiaques, la pilocarpine et les inhibiteurs de la cholinestérase) |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique. |
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Médicaments appauvrissant le potassium (diurétiques appauvrissant le potassium, seuls ou combinés, laxatifs stimulants, glucocorticoïdes, tétracosactide et amphotéricine B intraveineuse) |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Corriger toute hypokaliémie avant l'administration du produit et effectuer une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. |
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Ondansétron |
Risque accru d'arythmies ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant le traitement combiné. |
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Les dépresseurs du SNC, y compris les narcotiques, les anesthésiques, les analgésiques, les antihistaminiques H1 sédatifs, les barbituriques, les benzodiazépines et autres anxiolytiques, la clonidine et ses dérivés |
Peut conduire à une potentialisation de l'effet. |
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Médicaments antihypertenseurs et autres médicaments hypotenseurs |
Peut conduire à une potentialisation de l'effet. |
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Clozapine |
La co-administration d'amisulpride et de clozapine peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques d'amisulpride et une potentialisation de son effet. |
Tableau 4 : Autres associations à prendre en compte
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Médicaments
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Interaction |
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Autres médicaments sédatifs |
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. |
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Orlistat |
Risque d'échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat. |
Posologie recommandée
Symptômes positifs
Lors d'épisodes psychotiques aigus la posologie recommandée est de 400 mg à 800 mg/jour.
Dans certains cas individuels, la dose journalière peut être augmentée jusqu'à 1 200 mg/jour. Des doses supérieures à 1 200 mg/jour n'ont pas fait l'objet d'évaluations approfondies en termes de sécurité et ne doivent pas être utilisées.
Il n'y pas d'ajustement posologique particulier recommandé lors de l'initiation du traitement. La posologie devra être adaptée en fonction de la réponse individuelle.
Chez les patients présentant des épisodes mixtes avec symptômes positifs et négatifs, les doses devront être ajustées afin de contrôler de façon optimale les symptômes positifs.
Par la suite, la dose d'entretien sera adaptée individuellement afin d'obtenir la dose minimale efficace.
Episodes négatifs prédominants (syndrome déficitaire)
La posologie recommandée est de 50 à 300 mg/jour. Les posologies seront adaptées individuellement.
AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable peut être administré quotidiennement en une seule prise jusqu'à une dose de 300 mg, les doses plus élevées doivent être administrées en deux prises.
La dose minimale efficace devra être utilisée.
Populations particulières
Patients âgés de plus de 65 ans
Le traitement des patients âgés n'est pas recommandé. La sécurité de l'amisulpride a été examinée chez un nombre limité de patients âgés. En cas de nécessité absolue de traitement par l'amisulpride, une précaution particulière est requise en raison du risque d'hypotension ou de sédation. Une réduction de la posologie peut aussi être requise en raison d'une insuffisance rénale.
Population pédiatrique
L'efficacité et la sécurité de l'amisulpride chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans n'ont pas été établies. Il n'existe que des données limitées sur l'utilisation de l'amisulpride chez les adolescents schizophrènes. En conséquence, l'amisulpride ne devra pas être utilisé chez l'adolescent de 15 à 18 ans jusqu'à ce que des données complémentaires soient disponibles. En cas de nécessité absolue, le traitement chez l'adolescent doit être initié et suivi par un praticien ayant une expérience confirmée dans le traitement de la schizophrénie dans cette tranche d'âge.
L'utilisation de l'amisulpride est contre-indiquée chez les enfants et les adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique Contre-indications).
Insuffisance rénale
L'amisulpride est éliminé par voie rénale. En cas d'insuffisance rénale, la dose devra être réduite de moitié chez les patients dont la clairance de la créatinine (CRCL) est comprise entre 30 et 60 ml/min et au tiers chez les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 10 et 30 ml/min. En l'absence de données chez les patients présentant une insuffisance rénale grave (CRCL < 10 ml/min), l'amisulpride ne doit pas être utilisé chez ces patients (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Insuffisance hépatique
L'amisulpride étant faiblement métabolisé, une réduction de la posologie n'est pas nécessaire.
Durée du traitement
Les données d'essais cliniques contrôlés disponibles couvrent une période d'un an. La durée du traitement devra être déterminée par le praticien.
Afin d'éviter les syndromes de sevrage, le traitement devra être diminué progressivement (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d'emploi).
Pour les posologies non adaptées avec ce dosage, d'autres dosages de ce médicament sont disponibles.
Mode d'administration
Voie orale.
Les comprimés doivent être avalés en entier ou divisés en deux, avec une quantité suffisante de liquide.
AMISULPRIDE VIATRIS 400 mg, comprimé pelliculé sécable peut être administré indépendamment des repas.
Durée de conservation :
3 ans.
Précautions particulières de conservation :
Pas de précautions particulières de conservation.
Sans objet.
Les données concernant le surdosage avec l'amisulpride sont limitées. Une exagération des effets pharmacologiques du médicament a été signalée. Ceux-ci incluent la somnolence, la sédation, l'hypotension, des symptômes extrapyramidaux et le coma. Des issues fatales ont été rapportées principalement lors d'association avec d'autres psychotropes.
En cas de surdosage aigu, l'hypothèse d'une prise de multiples médicaments doit être envisagée.
Comme l'amisulpride est faiblement dialysable, l'hémodialyse ne doit pas être utilisée pour éliminer le produit.
Il n'existe pas d'antidote spécifique connu à l'amisulpride. Par conséquent, des mesures de soutien appropriées doivent être mises en œuvre avec surveillance étroite des fonctions vitales incluant une surveillance cardiaque sous monitorage en raison du risque d'allongement de l'intervalle Q.T. jusqu'au rétablissement du patient.
En cas d'apparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un traitement anticholinergique doit être administré.
Classe pharmacothérapeutique : Psycholeptiques, Antipsychotique, code ATC : N05AL05.
L'amisulpride se lie de façon sélective et avec une forte affinité aux sous-types de récepteurs dopaminergiques D2/D3 humains, alors qu'il est dépourvu d'affinité pour les sous-types de récepteurs D1, D4 et D5.
Contrairement aux neuroleptiques classiques et atypiques, l'amisulpride ne présente aucune affinité pour les récepteurs sérotoninergiques, alpha-adrénergiques, histaminiques H1 et cholinergiques. De plus, il ne se lie pas aux récepteurs sigma.
Lors d'études animales, à fortes doses, l'amisulpride bloque préférentiellement les récepteurs de la dopamine de la structure limbique comparés à ceux du système striatal.
A faibles doses, il bloque préférentiellement les récepteurs présynaptiques dopaminergiques D2/D3, en déclenchant une libération de dopamine responsable de ses effets désinhibiteurs.
Ce profil pharmacologique explique l'efficacité clinique de l'amisulpride dans les symptômes négatifs et positifs de la schizophrénie.
Dans une étude contrôlée en double aveugle versus halopéridol incluant 191 patients schizophrènes aigus, l'amisulpride a été associé à une amélioration de la symptomatologie négative secondaire significativement supérieure au comparateur.
Absorption
Chez l'homme, l'amisulpride présente deux pics d'absorption : un premier atteint rapidement une heure après la prise et un second atteint trois ou quatre heures après l'administration. Les taux plasmatiques correspondants sont respectivement de 39 ± 3 et 54 ± 4 ng/ml après l'administration d'une dose de 50 mg. La biodisponibilité absolue est de 48 %.
Un repas riche en glucides (contenant 68 % de liquides) abaisse significativement les ASC, le Tmax et la Cmax de l'amisulpride, mais aucune modification n'est observée après un repas riche en graisses. Cependant, la pertinence de ces résultats lors du traitement en routine n'est pas connue.
Distribution
Le volume de distribution est de 5,8 l/kg, la liaison aux protéines plasmatiques est faible (16 %) et on ne connaît pas d'interactions médicamenteuses.
Biotransformation
L'amisulpride est faiblement métabolisé : deux métabolites inactifs ont été identifiés et représentent environ 4 % de la dose. Il n'y a pas d'accumulation d'amisulpride et les paramètres pharmacocinétiques ne sont pas modifiés après l'administration de doses répétées.
Elimination
La demi-vie d'élimination de l'amisulpride est d'environ 12 heures après une administration orale. L'amisulpride est éliminé sous forme inchangée dans les urines. 50 % de la dose administrée par voie I.V. sont éliminés dans les urines, dont 90 % sont éliminés au cours des 24 premières heures. La clairance rénale est de l'ordre de 20 l/heure ou 330 ml/min.
Insuffisance hépatique
L'amisulpride étant faiblement métabolisé, une réduction de la posologie n'est pas nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques.
Insuffisance rénale
La demi-vie d'élimination est augmentée chez les patients insuffisants rénaux tandis que la clairance totale est réduite d'un facteur 2,5 à 3. L'ASC de l'amisulpride est multipliée par 2 chez les patients atteints d'insuffisance rénale légère et de presque 10 fois en cas d'insuffisance rénale modérée (voir rubrique Posologie et mode d'administration). L'expérience est toutefois limitée et il n'existe pas de donnée disponible pour des doses supérieures à 50 mg.
L'amisulpride est très faiblement dialysable.
Sujet âgé
Les données de pharmacocinétique chez le sujet âgé (> 65 ans) sont limitées et montrent une augmentation de 10 à 30 % de Cmax, T1/2 et ASC après une prise orale unique de 50 mg. Aucune donnée n'est disponible après des prises répétées.
Même quand il est utilisé aux doses recommandées, l'amisulpride peut provoquer une somnolence et une vision trouble ; l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines peut donc être réduite (voir rubrique Effets indésirables).
L'évaluation globale du profil de tolérance de l'amisulpride indique que l'amisulpride est dépourvu de risque général, spécifique à un organe, tératogène, mutagène ou cancérigène. Les modifications observées chez le rat et le chien à des doses inférieures à la dose maximale tolérée sont liées aux propriétés pharmacologiques ou sont dépourvues de signification toxicologique majeure dans ces conditions.
Par comparaison aux doses maximales recommandées chez l'homme, les doses maximales tolérées sont 2 à 7 fois supérieures respectivement chez le rat (200 mg/kg/j) et chez le chien (120 mg/kg/j) en termes d'ASC. Aucun risque cancérigène, pertinent pour l'homme, n'a été identifié chez le rat à des doses allant jusqu'à 1,5 à 4,5 fois l'ASC attendue chez l'homme.
Une étude de cancérogénèse chez la souris (120 mg/kg/j) et les études de reproduction (160, 300 et 500 mg/kg/j respectivement chez le rat, le lapin et la souris) ont été effectuées. L'exposition des animaux à l'amisulpride dans ces dernières études, n'a pas été évaluée.
Lors d'essais sur l'animal, l'amisulpride a eu un effet sur la croissance et le développement du fœtus à des doses correspondant à la dose équivalente chez l'homme de 2 000 mg / jour et plus chez un patient de 50 kg. Il n'y a eu aucune preuve d'un potentiel de tératogénicité de l'amisulpride. Les études sur l'impact de l'amisulpride sur le comportement de la progéniture n'ont pas été menées.
Pas d'exigences particulières.
Liste I.
Comprimé pelliculé sécable
Comprimé pelliculé oblong blanc gravé « AS400 » sur une face, et une barre de sécabilité sur l'autre face, de 18 mm de dimensions.
Le comprimé peut être divisé en doses égales.
20, 30, 30 x 1, 50, 60, 90, 100 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/Aluminium).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Chaque comprimé pelliculé sécable contient 400 mg d'amisulpride.
Excipients à effet notoire : chaque comprimé contient 130,25 mg de lactose monohydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique Liste des excipients.
Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique (type A), hypromellose, stéarate de magnésium.
Pelliculage : hypromellose, dioxyde de titane (E171), macrogol 400.