Neuf professionnels de santé devant le tribunal de Brest après un accident transfusionnel
Brève

Neuf professionnels de santé devant le tribunal de Brest après un accident transfusionnel

06.03.2013

Neuf professionnels ou anciens professionnels de santé de l’hôpital de Morlaix (Finistère), poursuivis pour homicide involontaire après la mort d’un patient durant une transfusion sanguine, comparaissent depuis hier devant le tribunal correctionnel de Brest. Le centre hospitalier de Morlaix, en tant que personne morale, est également jugé avec deux médecins, un interne, quatre infirmières et deux techniciennes de laboratoire.

Selon le rapport d’un expert, le drame est dû à « des carences graves, caractérisées par une série d’erreurs consécutives et collectives ayant pour origine une confusion homonyme ». Parmi les dysfonctionnements et les « erreurs importantes », les experts notent l’absence de vérification de l’état civil du malade à plusieurs stades de la chaîne, l’absence de signature de l’ordonnance, une prescription mal rédigée, une mauvaise interprétation du bilan immunologique avant la transfusion.

L’enquête a également reproché aux médecins de ne pas avoir interrompu la transfusion « malgré des signes cliniques évidents ».

Le 28 juin 2004, un patient de 67 ans traité pour un cancer est admis aux urgences. Il doit subir une transfusion sanguine, mais le dossier médical de la victime, née en 1936, est confondu avec celui d’un homonyme, ancien patient de l’hôpital, né en 1930. Les deux groupes sanguins sont différents, et le malade décède 24 heures après son admission, après un choc transfusionnel.

Le « drame est explicable après un cumul et une cascade de fautes grossières impensables dans un contexte hospitalier », a déclaré Me Ronan Appéré, avocat de la partie civile, qui estime que « chacun s’est reposé sur le travail des uns et les ordres des autres ».

La défense devrait plaider la relaxe, estimant qu’il n’y a pas de faute pénale. « Il n’y a pas de causalité directe, aucune des personnes à son stade d’intervention n’a causé directement la mort du patient », a expliqué Me Véronique Billon, une des avocates de la défense. Selon elle, aucun des prévenus n’a commis « de faute caractérisée d’une particulière gravité ». Le réquisitoire est attendu ce mercredi avant les plaidoiries des avocats programmées jusqu’à jeudi. Le jugement doit être mis en délibéré.

 Dr L. A. (avec AFP)
Source : Lequotidiendumedecin.fr
Commenter 1 Commentaire
 
06.03.2013 à 22h24

« Quand j'étais interne il y a 40 ans, on faisait une compatibilité directe sur lame au lit du malade du sang du patient avec le flacon du donneur, c'était la derniere verification sous la responsabil Lire la suite

Répondre

Commentez

Vous devez être inscrit ou abonné pour commenter un article et réagir. Pour rappel, la publication des commentaires est réservée aux professionnels de santé.

A la une

add

Recrutement, passerelles, maquettes, outils numériques, carrièresAttractivité de l'exercice médical : les CHU à l'offensive Abonné

chu

À l'occasion des 15 e assises nationales hospitalo-universitaires qui s'ouvrent aujourd'hui à Toulouse, doyens, directeurs et présidents de... 1

Touraine veut-elle imposer un proche à la direction de Gustave-Roussy ?

Touraine veut-elle imposer un proche à la direction de Gustave-Roussy ?-1

Un membre du cabinet de la ministre de la santé Marisol Touraine est pressenti au poste de directeur général adjoint du prestigieux centre... 2

Innovation, recherche... accompagnement des patientsLe Galien 2016 fait peau neuve Abonné

mehl

Quatre nouvelles catégories sont récompensées cette année aux côtés des volets classiques médicamenteux et travaux de recherche. 2016,... Commenter

A découvrir

l'annuaire du-diu

GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter

imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter