Athènes : nouvelle « drogue du pauvre » et plus de toxicos à la rue
Brève

Athènes : nouvelle « drogue du pauvre » et plus de toxicos à la rue

27.03.2012

À Athènes, avec la crise, le nombre de toxicomanes dans les rues de la capitale a augmenté. « Il y a plus d’usagers dans la rue et plus de trafic de drogue », observe Philippos Dragoumis, président du centre de prévention municipal. Il estime à près de 500 le nombre d’usagers sans domicile à Athènes et entre 2 000 et 4 000 le nombre de ceux qui vivent entre la rue et les hébergements spécialisés. L’Observatoire national des drogues dénombre, quant à lui, 628 usagers de drogues supplémentaires chaque année en moyenne depuis 2002, majoritairement des héroïnomanes, au nombre de 22 515 en 2010.

Pour les prendre en charge, les structures thérapeutiques manquent cruellement. Alexis, un journaliste de 46 ans, est suivi depuis 2006 dans l’un des centres de substitution géré par un organisme indépendant du ministère de la Santé, Okana. Il a dû patienter quatre ans avant d’y être admis mais il s’estime chanceux car « la plupart de ceux qui demandent à intégrer ces programmes sont morts quand l’Okana finit par les appeler ! » Pour accéder aux traitements de substitution, il fallait, en août 2011, attendre en moyenne sept ans. Les réductions du budget grec n’épargnent pas le système d’aide aux toxicomanes. Ainsi en 2011, l’Okana qui avait tablé sur un budget de 46 millions d’euros en a reçu 29. Et depuis septembre des structures ont fermé, même si de nouvelles unités toxicologiques ont été créées dans les hôpitaux.

Les professionnels de la santé doivent faire face à d’autres phénomènes qui les laissent totalement démunis, comme la « sisa », une nouvelle drogue peu coûteuse aux effets ravageurs. Ce produit euphorique à base de méthamphétamine est vendu 3 euros la dose et est apparu en 2010, selon l’Observatoire national des drogues. Le Dr Katsoulakos a examiné des accros à cette drogue, « la peau noircie, des plaies sur la tête et le corps, un comportement de fou, avec des accès de violence. Une consommatrice a même poignardé une de mes patientes .» Ce produit s’apparente au destructeur crystal meth américain ou au « paco » argentin, la « drogue des pauvres ».

C. R.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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