Violence scolaire : le 93 ne mérite pas sa mauvaise réputation
Brève

Violence scolaire : le 93 ne mérite pas sa mauvaise réputation

17.01.2012

Les faits de violence physique dans les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis sont très rares, selon une enquête de l’Observatoire international de la violence à l’école. Cette première enquête à l’échelle d’un département, menée par le chercheur Éric Debarbieux, et financée par le conseil général de Seine-Saint-Denis, a été lancée le 5 décembre et a porté sur 2 318 personnes.

Les violences contre les personnels sont essentiellement verbales et symboliques. Les personnels se déclarent, à 44,5 %, victimes d’injures, 18 % de menaces et 13 % de vol. Selon les conclusions de cette enquête, le climat scolaire apparaît majoritairement positif dans le 93 pour 74 % des personnes interrogées (enseignants du primaire et du secondaire, proviseurs, surveillants) : près de 57 % le jugent « plutôt bon » et un peu plus de 17 % « bon ». Des disparités existent cependant.

Neuf personnes sur dix en école maternelle et huit personnes sur dix dans le primaire se disent satisfaites de l’ambiance dans leur établissement. Cependant, dans les collèges et les lycées professionnels, plus d’un tiers trouvent le climat dégradé. Concernant les collèges des établissements classés en zone d’éducation prioritaire, 78,5 % de leur personnel jugent la violence fréquente. Le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, estime que « la situation est grave mais pas désespérée ». « Nous en avions assez de voir le département jugé avec des stéréotypes et souhaitions, avec cette enquête, avoir une approche scientifique, en dehors des rumeurs », a-t-il ajouté. « Là où le gouvernement et le président disaient qu’il fallait des portiques de sécurité et de la vidéosurveillance, les personnels répondent eux qu’il faut de la formation, du travail en équipe ou encore un partenariat avec l’ensemble des acteurs », a-t-il assuré. Sur la formation, 65 % des enseignants s’estiment peu ou mal formés. Ils proposent moins d’élèves par classe, ainsi que de travailler avec les parents et en équipe.

S. H.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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